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RetourRecherche en sciences sociales sur la beauté
La quête de beauté est au cœur de l’humanité depuis son origine. Toutes les sociétés, des plus primitives, aux plus modernes ont utilisé l’apparence comme un langage, ont posé la beauté en repère majeur et affirmé des choix esthétiques qui ont accompagné leur évolution.C’est pourquoi la Fondation L’Oréal s’est donnée pour mission d’approfondir les connaissances sur la beauté, envisagée comme un phénomène de civilisation et de partager ce savoir avec un large public. Cette ambition l’a conduite à initier, il y a près de cinq ans, une vaste réflexion en sciences humaines, à travers un programme de recherche intitulé « Le sens de la beauté », dont la première concrétisation est aujourd’hui un ouvrage : « 100 000 ans de beauté ».
« 100 000 ans de beauté »
Paru en octobre 2009 chez Gallimard, sous la direction éditoriale de l’ethnologue Elisabeth Azoulay, « 100 000 ans de beauté », dont la Fondation L’Oréal est le mécène, explore les ressorts profonds de la quête de beauté humaine et des modifications de l’apparence, à travers les âges et les civilisations.
Alliant esthétisme et rigueur scientifique, cet ouvrage pluridisciplinaire en cinq volumes est le plus important travail jamais réalisé en sciences humaines sur la beauté et le rôle de l’apparence. Il réunit, en 1 300 pages, les travaux de 300 auteurs de 35 nationalités, artistes et éminents spécialistes d’une vingtaine de disciplines telles que l’histoire, l’anthropologie, la philosophie ou encore la sociologie.
Les travaux de ces chercheurs constituent un ensemble de preuves révélant le souci permanent de l’apparence.
A travers le regard visionnaire et les œuvres iconoclastes de nombreux artistes de renommées internationale, « 100 000 ans de beauté » est aussi une source d’inspiration pour chacun d’entre nous, une opportunité d’imaginer ce que pourrait être la beauté du futur. Une beauté indiscutablement plurielle, où l’allongement de la vie, l’attention portée au corps et à la santé, ou encore la prééminence de l’individu s’accompagnera d’une palette sans cesse renouvelée de moyens permettant d’entretenir, voire de transformer son corps. Autant de projections qui légitiment, encore une fois, ce métier multimillénaire de la beauté, comme moyen de gagner en liberté et d’affirmer sa différence.
DESCRIPTIF
L’ouvrage se compose de cinq tomes :
Le tome 1
Préhistoire – Fondations, sous la direction de Pascal Picq (paléoanthropologue, Collège de France), réunit pour une première mondiale les plus grands préhistoriens autour du thème : « Depuis quand l’homme s’intéresse-t-il à la beauté ? ».
Le tome 2
Antiquité – Civilisations, sous la direction de Georges Vigarello (spécialiste de l'histoire du corps et de ses représentations, EHESS), Georges Balandier (ethnologue, professeur émérite à la Sorbonne) et Marco Bussagli (Accademia delle belle arti, Rome), réunit et synthétise les fondements de notre pensée en matière de beauté. Les civilisations explorées sont : l’Egypte, la Grèce classique, Rome, la Chine ancienne, les Olmèques et leur héritage et l’Inde.
Le tome 3
Age classique – Confrontations, sous la direction de Georges Vigarello, dresse l’inventaire d’une incroyable diversité dont nous sommes les héritiers. L’apprentissage de l’altérité qui débouche sur le meilleur et parfois le pire, les rivalités et les conflits, commence ici.
Le tome 4
Modernités – Globalisation, sous la direction de Marc Nouschi (Ministère de la Culture, France), décrit les grands changements qui transforment sociologiquement et psychologiquement, et pour toujours, la quête de la beauté. L’industrie de la beauté émerge et tente d’apporter de nouvelles réponses à ces questions.
Le tome 5
Futur – Projections, sous la direction de Françoise Gaillard (philosophe, Université Paris VII et Columbia Un. New York, USA). À l’ère du virtuel, une nouvelle beauté est en gestation : en posant de nouvelles questions sur la réalité biologique et esthétique du corps, les artistes, essayistes et philosophes tentent de cerner de nouvelles sources de beauté.

