Vos Questions


© Peter Lindbergh

Le site actuel présente en détail la procédure générale d’évaluation de la sécurité de nos produits et ingrédients, ainsi que les moyens de surveillance mis en place par le Groupe pour toute question liée à la sécurité de l'un de ses produits ou ingrédients.
Mais nous savons aussi que les interrogations soulevées par nos consommatrices et consommateurs sont souvent extrêmement précises, car associées à un type de produit ou à un ingrédient spécifique. C’est la raison pour laquelle nous avons choisi de vous apporter, dans l’accordéon ci-dessous, les positions précises du Groupe sur l'ensemble des questions les plus fréquentes relatives à la sécurité des cosmétiques.

    • Qu’est-ce que c’est ?
      La méthyl-isothiazolinone (MIT) est un conservateur utilisé dans de nombreux produits cosmétiques et de consommation courante (détergents, produits de nettoyage, peintures…) afin d’éviter leur contamination microbienne. Ce conservateur était auparavant utilisé en mélange avec la méthyl-chloro-isothiazolinone. Depuis les années 2000, la MIT seule est beaucoup plus utilisée dans l’ensemble de ces produits. Ce conservateur est souvent venu remplacer les parabènes pour répondre à une demande croissante de produits cosmétiques sans parabènes de la part des consommateurs.

      Pourquoi est-elle indispensable dans certains produits cosmétiques ?
      La MIT est très utile pour assurer la protection microbienne des produits cosmétiques car ce conservateur est efficace sur un large spectre de bactéries, agit de façon synergique avec d’autres familles de conservateurs, et est efficace dans des catégories de produits cosmétiques variés.

      Que lui reproche-t-on ?
      L’utilisation accrue de la MIT (et plus encore du mélange MCIT/MIT) dans les produits cosmétiques et non cosmétiques est suspectée d’avoir provoqué une augmentation importante du nombre de réactions allergiques. Dans le champ de la cosmétique, la responsabilité de la MIT dans la survenue de cas d’allergie n’a été confirmée que pour certains produits qui ne sont pas rincés après usage. Dès 2013, l’Association européenne des industries cosmétiques (Cosmetics Europe) avait, dans les produits cosmétiques qui ne sont pas rincés après usage, demandé à ses membres de stopper volontairement l’utilisation de la MIT dans les produits cosmétiques qui ne sont pas rincés après usage.

      Pourquoi les produits de L’Oréal contenant de la MIT sont-ils sûrs ?
      Les experts du Comité Scientifique Européen pour la Sécurité des Consommateurs ont récemment réexaminé les données de sécurité disponibles sur la MIT et confirmé fin 2015 que ce conservateur pouvait être utilisé en toute sécurité par le consommateur dans les produits rincés après usage, en recommandant une réduction des concentrations d’usage. Nous ne transigeons jamais sur la qualité et la sécurité des produits, y compris en ce qui concerne la protection contre les contaminations microbiennes qui peuvent être responsables de graves affections cutanées.
      Nous n’utilisons plus la MIT en tant que conservateur dans aucun des produits cosmétiques non rincés après usage. Nous n’avons jamais utilisé la MIT dans des produits portant la mention « hypoallergénique » ou destinés aux enfants ou aux bébés. Nous utilisons encore la MIT dans des produits cosmétiques rincés après usage lorsque ce conservateur est indispensable pour assurer une protection microbiologique efficace. Les concentrations de ce conservateur sont alors rigoureusement sélectionnées pour apporter le juste niveau de protection microbiologique au produit étudié, dans le strict respect des réglementations internationales, tout en garantissant une parfaite innocuité pour le consommateur. Nous avons également mis en place une stratégie d’innovation offensive visant à développer, lorsque c’est possible, des packagings spécifiques et de nouvelles formulations beaucoup moins vulnérables à la contamination microbiologique, permettant ainsi de limiter l’utilisation des conservateurs en général et de la MIT en particulier.

    • Qu’est-ce que c’est ?
      Le phénoxyéthanol est un conservateur très largement utilisé dans de nombreux produits pharmaceutiques, cosmétiques et de grande consommation (détergents, désinfectants, textiles, peintures…). Il est également utilisé comme additif dans les produits alimentaires afin pour prévenir la contamination microbienne (bactéries, levures et champignons).

      Pourquoi est-il indispensable dans certains produits cosmétiques ?
      Le phénoxyéthanol est très utile pour assurer la protection microbienne des produits cosmétiques car ce conservateur est efficace sur un large spectre de bactéries et de levures, il agit de façon synergique avec d’autres types de conservateurs, et est efficace dans des catégories de produits cosmétiques variés. Il est en particulier extrêmement efficace pour lutter contre les bactéries « Pseudomonas aeruginosa », particulièrement nuisibles pour la peau.

      Que lui reproche-t-on ?
      L’utilisation du phénoxyéthanol dans les produits cosmétiques fait l’objet d’une controverse depuis que l’Agence National de Sécurité des Médicament a recommandé en 2012, de réduire les concentrations maximales fixées par la réglementation européenne, dans les produits cosmétiques destinés aux enfants de moins de 3 ans, et de l’interdire dans les produits cosmétiques destinés au siège du bébé. Cette position de l’ANSM a été portée au niveau de la Commission européenne afin que la sécurité du phénoxyéthanol dans les produits cosmétiques soit réexaminée par les experts du Comité Scientifique Européen pour la Sécurité des Consommateurs.

      Pourquoi les produits de L’Oréal contenant du phénoxyéthanol sont-ils sûrs ?
      Le Comité Scientifique Européen pour la Sécurité des Consommateurs a réexaminé en 2016, la totalité des données toxicologiques et de sécurité disponibles sur le phénoxyéthanol. Ce Comité d’experts a reconfirmé que ce conservateur pouvait être utilisé en toute sécurité, dans les limites déjà fixées par la réglementation européenne, dans l’ensemble des produits cosmétiques, y compris ceux destinés aux enfants et aux bébés. Cet avis européen vient ainsi contredire la position exprimée en 2012 par l’ANSM en France. Nous ne transigeons jamais sur la qualité et la sécurité des produits, y compris en ce qui concerne la protection contre les contaminations microbiennes qui peuvent être responsables de graves affections cutanées.
      Le phénoxyéthanol est présent depuis plusieurs décennies dans nos produits cosmétiques uniquement lorsqu’il est indispensable pour assurer une protection microbiologique efficace. Les concentrations d’usage sont rigoureusement sélectionnées pour apporter le juste niveau de protection microbiologique au produit étudié, dans le strict respect des réglementations internationales, tout en garantissant une parfaite innocuité pour la totalité de nos consommateurs. Nous avons également mis en place une stratégie d’innovation offensive visant à développer, lorsque c’est possible, des packagings spécifiques et de nouvelles formulations beaucoup moins vulnérables à la contamination microbiologique, permettant ainsi de limiter l’utilisation des conservateurs en général, et du phénoxyéthanol en particulier.

    • Qu’est-ce que c’est ?
      Le PHMB (polyhexamethylene biguanide hydrochloride) est un conservateur utilisé dans les produits cosmétiques depuis de nombreuses années. Ce conservateur est également utilisé dans des solutions de décontamination des lentilles de contact ainsi que comme désinfectant dans les eaux de piscine.

      Pourquoi est-il indispensable dans certains produits cosmétiques ?
      Le PHMB est particulièrement efficace et incontournable dans les produits cosmétiques riche en eau et à pH proche de la neutralité, tels que les produits démaquillant pour les yeux et le visage. Par ailleurs, son excellente tolérance oculaire conduit naturellement à une utilisation préférentielle dans ces catégories de produits cosmétiques.

      Que lui reproche-t-on ?
      Dans le cadre de la règlementation chimique relative à la classification, à l'étiquetage et à l'emballage des substances et des mélanges, le PHMB a été classé CMR 2 (cancérogène de catégorie 2) i.e. simplement suspectée de provoquer le cancer, sans preuve directe chez l’homme. Cette classification repose sur une caractérisation du danger établie sur la base d’études animales, et est entrée en application le 1er janvier 2015. Le Règlement Cosmétique Européen prévoit l’interdiction d’utiliser dans les produits cosmétiques des substances CMR 2, sauf si le Comité Scientifique en charge de la Sécurité des Consommateurs émet une opinion favorable sur la base d’une évaluation du risque. Sur la base des données scientifiques disponibles, le CSSC a rendu en Juillet 2015 une opinion concluant que le PHMB n'est pas sûr si un consommateur devait être exposé de façon simultanée à l’ensemble des catégories de produits cosmétiques contenant le PHMB à la concentration maximale autorisée de 0,3%.

      Pourquoi les produits de L’Oréal contenant du PHMB sont-ils sûrs ?
      Le PHMB est aujourd’hui présent dans la liste des conservateurs autorisés dans le règlement cosmétique européen depuis 1982 à la concentration maximale de 0,3%. Sur la base, de données scientifiques additionnelles, le CSSC a conclu début 2017 que ce conservateur peut être utilisé en toute sécurité dans les produits cosmétiques, à l’exception des produits en spray, à la concentration maximale de 0,1% actuellement utilisée par l’industrie (qui était inférieure à la concentration maximale autorisée de 0,3%).
      Nous ne transigeons jamais sur la qualité et la sécurité de nos produits, y compris leur protection microbiologique contre les contaminations susceptibles de provoquer de graves affections cutanées. Le PHMB est aujourd’hui présent dans quelques produits cosmétiques à une concentration inférieure à 0,1% où son utilisation est indispensable pour assurer une protection microbiologique efficace tout en garantissant une parfaite innocuité pour les yeux. Les concentrations d’usage sont rigoureusement sélectionnées pour apporter le juste niveau de protection microbiologique au produit étudié, dans le strict respect des réglementations internationales, tout en garantissant une parfaite innocuité pour la totalité de nos consommateurs.

    • Qu’est-ce que c’est ?
      Les parabènes constituent une famille de très largement utilisés pour assurer la protection des denrées alimentaires, des médicaments et des produits cosmétiques, de la contamination microbienne (bactéries et champignons). Les parabènes utilisés dans les produits cosmétiques sont d’origine synthétique mais ils existent aussi à l’état naturel dans certains aliments tels que certains fruits rouges, la vanille, la carotte ou l'oignon, dans des aliments préparés à partir de plante, certains fromages, dans les produits fabriqués par les abeilles (propolis, gelée royale) et dans le corps humain.

      Pourquoi sont-ils indispensables dans certains produits cosmétiques ?
      Les parabènes sont très utiles pour assurer la protection de nombreuses catégories de produits cosmétiques (lotions, émulsions, crèmes) car ils sont très efficaces à des concentrations faibles contre les bactéries et les champignons, stables à la chaleur et agissent de façon synergique avec d’autres familles de conservateurs.

      Dans cette famille, ethyl- et methyl-parabène (à chaîne courte) sont les plus utilisés, souvent en association alors que butyl- et propyl-parabène (à chaîne longue) sont moins employés.

      Que leur reproche-t-on ?
      L’utilisation des parabènes dans les produits cosmétiques est l’objet d’une controverse depuis plusieurs années. En raison de leur capacité à se lier aux récepteurs des œstrogènes in-vitro, ces conservateurs ont été suspectés d’un possible effet sur la reproduction chez l’homme et sur les cancers dépendant des œstrogènes comme le cancer du sein. L’affinité des parabènes pour le récepteur aux œstrogènes est toutefois environ 1 million de fois plus faible que l’œstrogène (17ßœstradiol) présent dans le corps humain et aucun impact avéré sur la santé humaine n’a pu être formellement démontré à ce jour.

      Pourquoi les produits de L’Oréal contenant des parabènes sont-ils sûrs ?
      Les experts scientifiques de différentes autorités sanitaires internationales ont très récemment réexaminé l’ensemble des données toxicologiques disponibles sur les 4 parabènes (ethyl, methyl, propyl et butyl-parabène) présents dans les produits cosmétiques et confirmé qu’ils pouvaient être utilisés en toute sécurité par le consommateur, en ajustant les concentrations d’usage de chacun.
      Nous ne transigeons jamais sur la qualité et la sécurité de ses produits dont la protection microbiologique est l’une des composantes. Les parabènes sont présents depuis plusieurs décennies dans certaines de nos catégories de produits cosmétiques uniquement lorsqu’ils sont indispensables pour assurer une protection microbiologique efficace. Ces produits contiennent alors principalement les éthyl- et méthyl- parabènes, qui possèdent un profil de sécurité particulièrement favorable. Les concentrations de ces parabènes sont rigoureusement sélectionnées pour apporter le juste niveau de protection microbiologique au produit étudié, dans le strict respect des réglementations internationales, tout en garantissant une parfaite innocuité pour le consommateur. Nous avons également développé une stratégie d’innovation offensive (p5) visant à développer des packagings spécifiques et de nouvelles formulations beaucoup moins vulnérables à la contamination microbiologique, permettant ainsi de limiter l’utilisation des conservateurs, dont les parabènes.

    • Qu’est-ce que c’est ? A quoi servent-ils ?
      Les conservateurs sont des substances d’origine naturelle ou synthétique dont le rôle principal est de prévenir la dégradation physico-chimique et le développement des micro-organismes (bactéries, levures et champignons) dans les produits cosmétiques. Les conservateurs sont le plus souvent des substances synthétiques de différentes familles chimiques (halogénés, aldéhydes, parabènes, éthers de glycol, acides organiques). Ils sont aussi très largement utilisés pour prévenir la contamination microbienne de denrées alimentaires ou de médicaments. Ils sont absolument indispensables pour assurer la protection de certaines catégories de produits cosmétiques (les lotions, les crèmes, ..), des contaminations microbiennes pouvant survenir lors de la fabrication (eau, air, articles de conditionnement), ou de l’utilisation répétée par le consommateur. Les produits cosmétiques ont une durée de vie longue (6 à 12 mois après ouverture) et, contrairement aux denrées alimentaires périssables, sont conservés à température ambiante. Un produit cosmétique mal protégé et contaminé peut entraîner des risques pour la santé du consommateur.

      Que leur reproche-t-on ?
      Malgré le rôle essentiel des conservateurs dans la protection des produits cosmétiques, leur bénéfice est régulièrement contesté. Ils sont souvent accusés de provoquer des allergies, de jouer un rôle dans la survenue de certains cancers, pointés du doigt comme étant des perturbateurs endocriniens.

      Le nombre et la concentration des conservateurs utilisables dans les produits cosmétiques sont très limités et strictement encadrés par de nombreuses réglementations internationales. Les données de sécurité de ces conservateurs sont très régulièrement réexaminées par les experts scientifiques des autorités sanitaires internationales, afin de prendre en considération les études les plus récentes. Les concentrations utilisables dans les produits cosmétiques peuvent à cette occasion être ajustées, afin d’écarter les impacts potentiels sur la santé du consommateur.

      Pourquoi la protection des produits cosmétiques de L’Oréal est-elle sûre ?
      Nous utilisons un nombre très limité de conservateurs choisis pour certaines catégories spécifiques de produits cosmétiques, lorsque la protection microbiologique ne peut pas être assurée par un autre moyen. Les conservateurs et leurs concentrations sont rigoureusement sélectionnés pour garantir le juste niveau de protection microbiologique du produit étudié, dans le strict respect des réglementations internationales, tout en assurant une parfaite innocuité pour le consommateur.

      Nous avons également développé une stratégie d’innovation offensive dans le domaine de la protection microbiologique des formules consistant i) à synthétiser de nouveaux conservateurs possédant un profil de sécurité irréprochable et ii) à développer des packagings spécifiques et de nouvelles formulations non vulnérables à la contamination microbiologique.

    • Qu’est-ce que c’est ?
      Le formol est un composé organique liquide, nommé formaldéhyde lorsqu’il est à l’état gazeux. Il est principalement utilisé comme désinfectant, fixateur de tissus biologiques, ou dans les produits cosmétiques, permettant ainsi de prévenir le développement des micro-organismes (bactéries, levures et champignons). Il possède également des propriétés de durcisseur.
      L’usage du formaldéhyde dans les produits cosmétiques est très réglementé. Cette substance est autorisée de manière restreinte dans les durcisseurs d’ongles, et en tant que conservateur à de faibles concentrations. Son usage est interdit dans les produits cosmétiques sous forme d’aérosols et de sprays. Le formaldéhyde a été récemment introduit à de fortes concentrations dans certains produits de lissage pour cheveux. Ces produits ne respectent pas les réglementations internationales en vigueur, présentent un risque avéré pour les consommateurs et les coiffeurs et ne devraient donc pas être commercialisés. Ils ont d’ailleurs fait l’objet de mesures de police sanitaire de la part de différentes autorités réglementaires internationales.

      Le formaldéhyde présente-t-il des risques ?
      Le formaldéhyde est aujourd’hui considéré par différentes instances scientifiques internationales comme étant à l’origine de cancers du naso-pharynx après exposition par inhalation. Ceci explique les restrictions d’usage très strictes de cette substance dans les produits cosmétiques. Le formaldéhyde présent dans les produits cosmétiques ne présente pas de risque pour la santé humaine dans les conditions normales d’utilisation.

      Les conservateurs libérant du formaldéhyde présentent-t-ils des risques ?
      Certains conservateurs possèdent la caractéristique de libérer de très faibles quantités de formaldéhyde pour assurer la protection microbiologique des produits cosmétiques. Ces conservateurs ont fait l’objet d’une évaluation très rigoureuse de la sécurité dans les produits cosmétiques par différents comités d’experts scientifiques internationaux qui ont défini des conditions d’utilisation dans les produits cosmétiques. Ils disposent ainsi d’une autorisation réglementaire permettant de les utiliser sans aucun risque pour la santé du consommateur.

      Pourquoi les produits de L’Oréal sont-ils sûrs ?
      Nous ne transigeons jamais sur la qualité et la sécurité de nos produits pour le consommateur et les professionnels des métiers de la beauté. Nous avons décidé de longue date de ne pas utiliser le formaldéhyde comme ingrédient dans nos produits bien que la réglementation le permette. Nous utilisons par contre trois ingrédients libérant de faibles quantités de formaldéhyde en tant que conservateur dans certains de nos produits à des concentrations toujours inférieures aux valeurs réglementaires. Ces conservateurs et leur concentration sont rigoureusement sélectionnés pour garantir le juste niveau de protection microbiologique du produit et ainsi assurer la sécurité et la qualité de nos produits pour le consommateur

    • Qu’est-ce que c’est ?
      Le soleil émet différents rayons ultra-violets (UV) dont la longueur d’onde et l’intensité varient en fonction de la saison et de la latitude. Les UVB (longueurs d’onde courtes) sont les plus puissants. Ils provoquent des érythèmes immédiats plus ou moins sévères (rougeurs et brûlures). L’exposition répétée au rayonnement UVB est à l’origine de différents cancers de la peau. Les UVA (longueurs d’onde longues) pénètrent profondément la peau et sont responsables de son vieillissement prématuré et de certaines photo-dermatoses.
      Les filtres minéraux (dioxyde de titane ou oxyde de zinc) reflètent la lumière alors que les filtres organiques absorbent la lumière. Ces différents filtres UV sont souvent associés à des concentrations variables pour garantir le niveau de protection attendu (indice de protection) contre les UVA et B des gammes de produits de protection solaire et assurer la photo-protection quotidienne des produits de soin. Ces produits ont donc un bénéfice réel pour la santé du consommateur.
      L’Oréal a inventé la première huile solaire dès 1935 et reste un leader dans la recherche en photo-protection par la découverte de nouveaux filtres organiques contre les UVA et B possédant un profil de sécurité irréprochable.

      De quoi sont-ils suspectés ?
      Malgré le rôle essentiel des filtres ultraviolets dans la protection solaire et la photo-protection quotidienne, leur bénéfice est régulièrement contesté. Certains filtres organiques sont souvent accusés de provoquer des allergies, pointés du doigt comme étant des perturbateurs endocriniens et suspectés d’impacter négativement l’environnement. Les filtres minéraux sont suspectés de facilement franchir les barrières biologiques (muqueuses, peau...), de se distribuer dans l’organisme et d’induire des effets néfastes pour la santé. Le nombre et la concentration des filtres ultraviolets dans les produits cosmétiques sont très limités et strictement encadrés par de nombreuses réglementations internationales. Ils sont définis dans les produits de protection solaire comme des ingrédients cosmétiques dans de nombreux pays mais comme des médicaments en Australie, au Canada et aux USA. Les données de sécurité de ces filtres ultraviolets sont très régulièrement réexaminées par les experts scientifiques des autorités sanitaires internationales, afin de prendre en considération les études les plus récentes. Chez certains consommateurs des cas d’allergie peuvent survenir : ils sont cependant très rares. Les connaissances actuelles ne permettent pas d’étayer l’implication des filtres ultraviolets utilisés dans les produits cosmétiques dans des effets néfastes pour l’homme liés à la perturbation des systèmes hormonaux.

      Pourquoi les produits L’Oréal contenant des filtres UV sont-ils sûrs ?
      Nous utilisons un nombre limité de filtres ultraviolets minéraux et organiques dans nos produits cosmétiques qui ont tous obtenu l’approbation des autorités réglementaires internationales après un examen minutieux par leurs comités d’experts scientifiques. Le Comité Scientifique Européen pour la Sécurité des Consommateurs vient de publier une opinion favorable concernant l’utilisation du dioxyde de titane et de l’oxyde de zinc sous forme nanométrique dans les produits cosmétiques. Les filtres ultraviolets et leurs concentrations sont rigoureusement sélectionnés pour garantir le juste niveau de performance de nos produits, dans le strict respect des réglementations internationales, tout en assurant une parfaite innocuité pour le consommateur. La performance de nos produits solaires ou de photo-protection quotidienne s’articule le plus souvent autour de nos filtres organiques propriétaires exclusifs (Mexoryl SX et XL) possédant un profil de sécurité irréprochable et qui ne font l’objet d’aucune controverse particulière en matière de sécurité.

    • Qu’est-ce que c’est ?
      Les siloxanes sont des substances de bas poids moléculaire largement utilisées dans de nombreux secteurs industriels (produits ménagers, articles médicaux, produits cosmétiques…). Cette famille regroupe un certain nombre de substances dont les siloxanes cycliques volatiles tels que les Cyclotetrasiloxane (D4), Cyclopentasiloxane (D5) et Cyclohexasiloxane (D6).

      Ces matières premières possèdent des propriétés physico-chimiques uniques (absence d’odeur et de couleur) qui permettent d’obtenir des performances cosmétiques variées (toucher non gras et soyeux, facilité d’application du produit sur la peau et les cheveux et séchage rapide du produit). Les siloxanes D4, D5 et D6 sont ainsi largement utilisés dans une grande variété de produits cosmétiques (soin de la peau, maquillage, soins capillaires).

      Y a-t-il des risques ?
      Le siloxane D4 est considéré par les autorités européennes en charge des substances chimiques comme étant susceptible de présenter des risques pour la santé humaine en raison de son potentiel toxique pour la reproduction. Les autorités réglementaires internationales (Canada et Europe) ont donc conduit une évaluation du risque spécifique de cette substance dans les produits cosmétiques à différentes reprises et toujours confirmé l’absence de risque pour le consommateur. Le Comité Scientifique Européen pour la Sécurité des Consommateurs réexamine actuellement le dossier du siloxane D4.
      Les autorités réglementaires internationales considèrent que le siloxane D5 peut être utilisé sans risque pour le consommateur dans différents usages cosmétiques. L’évaluation de la sécurité du siloxane D5 dans les produits cosmétiques a été récemment soumise par l’industrie au Comité Scientifique Européen pour la Sécurité des Consommateurs.
      En ce qui concerne le siloxane D6, l’évaluation du risque conduite par les autorités Canadiennes a établi l’absence de risque pour la santé humaine de cette substance.
      Les siloxanes D4 et D5 font également l’objet d’une attention particulière dans la mesure où ils sont suspectés de s’accumuler et de persister dans l’environnement aquatique selon les critères européens. Sur cette base, certaines autorités réglementaires internationales envisagent de confiner l’utilisation des siloxanes D4 et D5 aux produits cosmétiques qui ne sont pas rincés après usage. Les évaluations par les autorités internationales du siloxane D6 n’ont pas identifié de risque particulier pour l’environnement.

      Pourquoi les produits de L’Oréal contenant des siloxanes sont-ils sûrs ?
      Nous ne transigeons jamais sur la sécurité et la qualité de nos produits. Dans le cadre de notre politique d’anticipation (p5) nous évaluons l’intensité et la pertinence de nombreux signaux faibles relatifs à certaines familles d’ingrédients dont les siloxanes. Dans la dynamique de notre innovation, nous avons été en mesure de ne plus utiliser le siloxane D4 comme matière première dans l’ensemble de nos produits depuis plus de 10 ans.
      Nous suivons avec une attention particulière toutes les nouvelles connaissances scientifiques relatives à la sécurité humaine et environnementale des siloxanes. Ces connaissances sont systématiquement intégrées dans l’évaluation de la sécurité des produits contenant ces substances afin de garantir à nos consommateurs une utilisation de nos produits en toute confiance. Bien qu’il n’existe aucun risque pour la santé de nos consommateurs, nous allons prochainement intégrer dans notre dynamique d’innovation un objectif visant à n’utiliser le siloxane D5 que dans les produits cosmétiques qui ne sont pas rincés après usage.

    • Qu’est-ce que c’est ? A quoi servent-ils ?
      L'aluminium, qui est un élément chimique, est le métal le plus abondant de l'écorce terrestre et le troisième élément le plus abondant après l'oxygène et le silicium. Les différents sels d’aluminium sont très largement utilisés comme adjuvant dans les vaccins, coagulant dans le traitement des eaux et médicaments antiacides gastriques et sont présents dans l’alimentation et l’eau. Certains sels d’aluminium sont également très largement utilisés dans les produits cosmétiques en particulier dans les produits anti-transpirants. Ils réduisent très efficacement la sudation et n’empêchent pas la peau de respirer. La pierre d’alun, qui contient un sel d’aluminium, est connue depuis longtemps pour ses propriétés anti-transpirantes. Des formes non solubles d’aluminium sont également utilisées dans les pigments colorés des rouges à lèvres et dans les dentifrices.

      Y a-t-il des risques à les inclure dans les produits cosmétiques ?
      L’innocuité des produits anti-transpirants contenant des sels d’aluminium est un sujet de controverse. Ils ont en effet été suspectés de jouer un rôle dans l’apparition du cancer du sein et dans la maladie d’Alzheimer. Ces risques potentiels ont été considérés par de nombreux groupes d’experts internationaux au cours des 10 dernières années (Organisation Mondiale de la Santé, US Food and Drug Administration, American Cancer Society, Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé). Ils ont tous confirmé que les connaissances actuelles ne permettent pas d’étayer l’implication des sels d’aluminium utilisés dans les produits cosmétiques dans le cancer du sein ou la maladie d’Alzheimer. Ces conclusions sont parfaitement cohérentes avec la très faible capacité des sels d’aluminium à pénétrer la peau.
      L’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé a transmis en 2011 un rapport à la Commission Européenne recommandant de limiter la concentration utilisable de sels d’aluminium dans les produits anti-transpirants. Le Comité Scientifique Européen pour la Sécurité des Consommateurs se prépare à réexaminer l’ensemble des données scientifiques pour repréciser les conditions d’utilisation de l’aluminium dans l’ensemble des produits cosmétiques. Nous participons activement à cette démarche sous la bannière de notre association professionnelle européenne (Cosmetics Europe) en mettant à disposition l’ensemble de notre patrimoine de connaissances dans ce domaine.

      Pourquoi les produits anti-transpirants de L’Oréal contenant des sels d’aluminium sont-ils sûrs ?
      Nous ne transigeons jamais sur la qualité et la sécurité de nos produits. A ce jour, il n’existe pas de lien avéré entre l’utilisation des sels d’aluminium dans les produits anti-transpirants et un quelconque risque pour la santé humaine. Ceci a été confirmé, à de multiples reprises, par différents groupes d’experts scientifiques internationaux. Les sels d’aluminium sont utilisés dans nos produits anti-transpirants depuis de nombreuses années dans le strict respect des plus hauts standards de sécurité et des réglementations internationales en vigueur. L’innocuité de ces produits est également confirmée par les données collectées dans le cadre de notre programme de cosmétovigilance des produits commercialisés.

    • Qu’est-ce que c’est ?
      La famille des nanomatériaux comprend certains matériaux issus des nanotechnologies modernes, des nanomatériaux fabriqués depuis des décennies pour différentes applications ainsi que des nanoparticules qui peuvent être d’origine naturelle. L’homme vit depuis toujours dans une atmosphère chargée de nanoparticules dont la très large majorité (plus de 90%) est constituée de nanoparticules minérales naturelles, issues de l’érosion éolienne et des éruptions volcaniques. Il n’existe pas de définition internationale unique ni de méthodes d’analyse standardisées et harmonisées des nanomatériaux. Les nanomatériaux utilisés dans les produits cosmétiques sont définis, en Europe, comme des matériaux non solubles ou bio-persistants, fabriqués intentionnellement et possédant au moins une dimension externe ou une structure interne comprise entre 1 et 100 nanomètres (un million de fois plus petit qu’un millimètre). Les nanomatériaux ont de très nombreuses applications dans les secteurs de la santé, de l’électronique, de l’aéronautique, des industries pétrolières et gazières et des cosmétiques.

      Pourquoi L’Oréal les utilise-t-il dans les produits cosmétiques ?
      Nous utilisons en nombre très limité quelques nanomatériaux (dont le dioxyde de titane, l’oxyde de zinc, le noir de carbone et les silices) lorsqu’ils démontrent un bénéfice pour le consommateur. Il s’agit par exemple d’obtenir une meilleure protection ou prévention des effets néfastes du soleil, grâce au nano-dioxyde de titane présent dans les , qui assure une filtration très efficace du rayonnement ultraviolet. Les nano-silices permettent d’obtenir des crèmes de coloration capillaires onctueuses qui ne coulent pas dans les yeux lors de l’application.

      Que leur reproche-t-on ? Y a-t-il des risques ?
      L’essor très important de l’utilisation des nanomatériaux dans de nombreuses applications innovantes est un sujet de préoccupations sanitaire et sociétale. En raison de certaines de leurs propriétés particulières (chimiques et physiques), les nanomatériaux sont suspectés de facilement franchir les barrières biologiques (muqueuses, peau, méninges, placenta ..) de se distribuer dans l’organisme et d’induire des effets néfastes pour la santé.
      Les quelques nanomatériaux utilisés dans les produits cosmétiques ne sont pas des ingrédients particulaires nouveaux. Ils sont utilisés dans différents produits cosmétiques depuis de nombreuses années sans poser le moindre problème pour la santé humaine. Ils disposent tous d’une évaluation de sécurité spécifique très complète, montrant que le profil de sécurité de ces nano-ingrédients n’est pas sensiblement différent de celui des formes non nanométriques. Des données scientifiques solides montrent l’absence d’une pénétration percutanée significative de ces nanomatériaux. Il n’y a donc pas de risque particulier pour la santé humaine lié au caractère nanométrique de ces ingrédients.

      Pourquoi les nanomatériaux utilisés par L’Oréal sont-ils sûrs ?
      Nous ne transigeons jamais sur la qualité et la sécurité de nos produits. A ce jour il n’existe pas de liens avérés entre les quelques nanomatériaux utilisés dans les produits cosmétiques et un quelconque risque pour la santé humaine. La réglementation cosmétique européenne est la plus avancée pour répondre aux préoccupations sociétales concernant l’utilisation des nanomatériaux en cosmétique. Cette réglementation très rigoureuse demande que le Comité Scientifique Européen pour la Sécurité des Consommateurs évalue et autorise les nanomatériaux utilisés en cosmétique. Ces experts ont déjà rendu une opinion favorable pour le dioxyde de titane, l’oxyde de zinc et le noir de carbone Les quelques nanomatériaux présents dans certains de nos produits disposent d’une évaluation de sécurité spécifique aux normes européennes. Cette réglementation demande également que ces nano-ingrédients soient clairement identifiés dans la liste des ingrédients figurant sur l’emballage. Nous respectons scrupuleusement cette réglementation pour l’ensemble de nos produits

    • Qu’est-ce que c’est ?
      Les ingrédients de parfumerie sont les constituants des compositions olfactives qui créent la base des grands parfums, eau de toilette…; ils sont également utilisés dans les parfums d’ambiance, pour parfumer les produits cosmétiques, dans les produits de grande consommation tels que les produits ménagers...
      Depuis l’Antiquité, l’homme fait usage et commerce du parfum. Le rôle des odeurs dans les relations sociales et le bien-être est connu. Les compositions olfactives sont à l’origine de l’odeur des cosmétiques et contribuent au plaisir sensoriel lié à leur utilisation.
      Les ingrédients de parfumerie recouvrent une très grande famille de substances d’origine naturelle - rose, jasmin, lavande, orange, bergamote… - ou synthétique.

      Pourquoi indiquer « Parfum » dans la liste des ingrédients et non le nom des substances ?
      La création des compositions olfactives fait appel à une expertise unique et les parfumeurs protègent jalousement les recettes des grands parfums qui font leur célébrité. Afin de respecter cette confidentialité nécessaire à la protection d’un savoir-faire industriel, la composition du parfum n’est pas indiquée en détail sur l’étiquette, à l’exception de la liste des allergènes contenus dans le parfum.

      Y a-t-il des risques ?
      Les parfums sont bien connus par la communauté des dermatologues comme étant susceptibles de provoquer des chez certains consommateurs. L’Union Européenne a introduit dans la règlementation cosmétique en 2003 l’obligation de consigner dans la liste d’ingrédients la présence de certaines substances au-delà de la simple indication de « parfum ». 26 substances considérées comme les plus allergènes doivent être signalées sur le produit si elles sont présentes au-delà d’un certain seuil (0,01% dans les produits rincés et 0,001% dans les produits non rincés). Le consommateur, ainsi mieux informé, peut s’assurer du bon usage du produit cosmétique. Le Comité Scientifique Européen pour la Sécurité des Consommateurs a récemment réexaminé l’ensemble des données scientifiques sur l’allergie liées aux ingrédients de parfumerie dans les produits cosmétiques et recommandé d’en étendre la liste au-delà des 26 substances actuellement étiquetables. La Commission Européenne travaille en étroite collaboration avec l’industrie pour définir la meilleure manière de traduire cet avis d’experts dans de nouvelles dispositions d’étiquetage.

      Pourquoi les produits de L’Oréal sont-ils sûrs ?
      Au sein de nos équipes de recherche, des collaborateurs sont spécifiquement en charge de l’évaluation de la sécurité des ingrédients de parfumerie. Les compositions olfactives que nous achetons respectent les standards de l’IFRA, l’instance internationale représentative des producteurs de compositions olfactives, et font l’objet d’une première évaluation de la sécurité par le fournisseur. De plus ces compositions répondent à un cahier des charges interne très strict auquel contribue l’évaluateur de la sécurité. Après avoir vérifié que la composition répond aux obligations réglementaires et de sécurité, nous conduisons des tests cliniques afin de confirmer la sécurité du produit contenant la composition parfumante. Cette double évaluation à la fois par le fournisseur et par L’Oréal garantit un usage en toute sécurité de nos produits.

    • Qu’est-ce que c’est ? A quoi cela sert-il ?
      La Para-Phénylène-Diamine (PPD) est une substance utilisée dans la majorité des produits employés pour se colorer les cheveux de façon permanente. Elle seule (à l’exception de la Para-Toluène-Diamine (PTD) chimiquement très proche) permet d’obtenir les nuances les plus foncées et de couvrir les cheveux blancs de façon durable.
      La coloration d’oxydation permanente est obtenue en mélangeant des tels que la PPD avec un oxydant (par exemple une solution d'eau oxygénée), en proportions adaptées pour obtenir la nuance souhaitée ; le mélange obtenu est ensuite appliqué sur le cheveu pendant un temps de pose adapté. La coloration permanente est la plus fréquemment utilisée car elle répond aux performances attendues par les coiffeurs et les consommatrices.

      Que lui reproche-t-on ?
      La PPD présente dans les produits de coloration capillaire est souvent pointée du doigt en raison de son potentiel . Les experts du Comité Scientifique Européen de Sécurité des Consommateurs ont très récemment réexaminé l’ensemble des données scientifiques et confirmé l’innocuité de cette substance dans les produits de coloration capillaire à une concentration qui ne doit pas dépasser 2% dans le mélange final appliqué sur les cheveux. A fortes concentrations, la PPD est toutefois susceptible de provoquer dans des cas rares des allergies chez certains individus.

      Certains tatouages temporaires au henné qui se présentent sous la forme d’une encre noire contiennent de fortes concentrations de PPD pouvant atteindre 20%. Ces produits qui restent de façon prolongée au contact de la peau (ils ne sont pas rincés à la différence des produits de coloration) ne respectent pas les réglementations en vigueur et ne devraient donc pas être proposés aux consommateurs. Ces tatouages au henné noir augmentent considérablement le risque pour le consommateur de devenir allergique à la PPD. Les consommateurs devenus allergiques à la PDD suite à l’application d’un tatouage au henné noir déclencheront le plus souvent une réaction d’allergie cutanée lorsqu’ils appliqueront un produit de coloration capillaire contenant pourtant de faibles concentrations de PPD.

      Pourquoi les produits de coloration capillaire de L’Oréal contenant de la PPD sont-ils sûrs ?
      Les produits de coloration capillaire et les colorants qu’ils contiennent, dont la PPD, sont parmi les ingrédients et les produits cosmétiques dont la sécurité a été la plus régulièrement étudiée. Ils font ainsi l’objet d’un encadrement réglementaire très strict à travers le monde afin d’en garantir la sécurité pour les consommateurs. Nos produits de coloration capillaire contenant de la PPD sont bien entendu conformes à la réglementation cosmétique la plus restrictive. Nous sommes parvenus à optimiser les concentrations de PPD présentes dans nos produits de coloration afin de toujours les placer très en dessous du seuil réglementaire de 2%. Ceci est un gage de sécurité supplémentaire pour nos consommateurs.
      Afin de prévenir le risque d’allergie cutanée, nous recommandons d’effectuer systématiquement un test d’alerte allergie cutanée 48 heures avant de se colorer les cheveux, en respectant rigoureusement les instructions figurant sur l’emballage et dans le mode d’emploi de tous nos produits. Nous faisons également figurer sur l’étiquetage de nos produits une mise en garde spécifique à l’attention des personnes ayant déjà réalisé un tatouage au henné noir. Dans les conditions normales d’utilisation, nos produits de coloration capillaire contenant de la PPD peuvent être utilisés en toute sécurité par nos consommateurs.

    • Qu’est-ce que c’est ?
      Les colorants capillaires sont les ingrédients de base, naturels ou chimiques, qui permettent de réaliser une coloration capillaire. La coloration capillaire est une technique millénaire qui était déjà utilisée par les Egyptiens qui employaient le henné. Selon le résultat attendu par la consommatrice, différents types de coloration capillaire peuvent être utilisés soit directement par la consommatrice, soit appliqués par un professionnel dans un salon de coiffure. Il s’agit de la coloration permanente classique d’oxydation, de la coloration permanente ton sur ton, de la coloration temporaire ou semi-permanente. La coloration permanente d’oxydation combine différents colorants capillaires, un oxydant, généralement le peroxyde d’hydrogène, et un agent alcalin (l’ammoniaque ou la monoéthanolamine).
      L’Oréal a inventé la première coloration d’oxydation destinée aux coiffeurs en 1909 et reste l’un des leaders mondiaux dans ce domaine d’innovation en s’appuyant sur le plus grand centre mondial de recherche capillaire dont la coloration est l’un des axes prioritaires.

      Que leur reproche-t-on ?
      Les produits de coloration capillaire et les colorants capillaires ont fait l’objet d’une importante controverse il y a environ 10 ans. Ils ont en effet été suspectés de provoquer une augmentation de la fréquence de certains cancers. Cette controverse a permis à de très nombreux Comités Scientifiques Internationaux de réexaminer l’ensemble des données existantes et de conclure à l’absence d’un tel risque pour les consommateurs. Comme de très nombreux produits de grande consommation tels que certains aliments, médicaments, ou produits cosmétiques, les produits de coloration capillaire peuvent provoquer . Elles sont toutefois très rares, en général sans aucun caractère de gravité (presque exclusivement des dermatites de contact) et localisées sur le cuir chevelu, totalement réversibles à l’arrêt du produit. Ces réactions sont principalement dues à la présence de certains colorants capillaires d’oxydation, indispensables à la performance du produit.

      Pourquoi nos colorants capillaires peuvent-ils être utilisés en toute sécurité ?
      Les colorants capillaires sont certainement parmi les ingrédients les plus scrupuleusement étudiés sur le plan de la santé humaine et sont très réglementés. Ils ont tous été réévalués, et leur concentration d’usage redéfinie, par le Comité Scientifique Européen de Sécurité des Consommateurs au cours de la dernière décennie. Nos produits de coloration capillaire contiennent des colorants ayant obtenu une approbation réglementaire et des concentrations de Para-Phenylène-Diamine (PPD) au moins deux fois inférieures à la concentration maximale autorisée en Europe. Ils comportent aussi des précautions d’usage et des mentions sécuritaires spécifiques pour informer nos consommateurs que des cas rares de réactions allergiques peuvent survenir et qu’un test d’allergie cutanée doit être réalisé 48 heures avant de se colorer les cheveux. Ils alertent également sur les risques d’allergie augmentés après avoir pratiqué des tatouages temporaires au henné noir contenant de la PPD. De façon très concrète, les données de notre programme de cosmétovigilance montrent que la fréquence maximale des cas d’irritation et d’allergies cutanées sans caractère de gravité est d’environ 1 cas par million de produits de coloration d’oxydation commercialisés à mettre en regard des allergies sévères d’origine alimentaire de l’ordre de 50 à 300 cas par millions d’individus. Nos produits de coloration capillaires ne présentent donc pas de risque pour la santé du consommateur dans les conditions normales d’utilisation.

    • Qu’est-ce que c’est ?
      L’ammoniac est un gaz incolore qui est appelé ammoniaque en solution aqueuse. L'ammoniaque possède l'odeur caractéristique et désagréable de l’ammoniac sous sa forme gazeuse.
      L’ammoniaque est utilisée dans des usages très variés, en tant qu’engrais pour fertiliser les terres agricoles en azote et comme agent nettoyant dans les produits ménagers. L’ammoniaque est également utilisée dans certains produits capillaires (permanentes, produits de coloration ou de défrisage) pour ses propriétés alcalines et réductrices.
      Dans les produits de coloration d’oxydation et de décoloration capillaire, l’ammoniaque facilite la pénétration des colorants dans le cheveu, mais est aussi nécessaire à l’efficacité de l’eau oxygénée active en milieu alcalin. Dans les produits de lissage et de défrisage, l’ammoniaque agit sur la structure du cheveu pour obtenir la forme recherchée de la chevelure

      Y a-t-il des risques ?
      Les solutions commerciales concentrées en ammoniaque sont très dangereuses et peuvent provoquer des brûlures; elles doivent être manipulées avec des moyens appropriés de protection individuelle (gants, protection du visage et des yeux). Les vapeurs d’ammoniac peuvent être à l’origine d’inconfort voire d’irritations, cutanées ou respiratoires à forte dose.
      Ces propriétés nocives de l’ammoniaque ont conduit le législateur à réglementer son utilisation dans les produits cosmétiques. La concentration maximale autorisée en Europe dans un produit cosmétique est de 6%, et un étiquetage est obligatoire au-delà de 2%. Dans ces conditions, l’utilisation de l’ammoniaque dans les produits cosmétiques ne présente pas de risque pour les consommateurs.

      Pourquoi les produits de L’Oréal contenant de l’ammoniaque sont-ils sûrs ?
      Nous ne transigeons jamais sur la qualité et la sécurité de nos produits pour le consommateur et les coiffeurs. Toutes nos matières premières et nos produits font l’objet d’une très rigoureuse avant leur mise sur le marché. Afin de garantir une parfaite sécurité dans les conditions normales d’usage, nous apposons des précautions d’emploi particulières sur l’emballage de certains de nos produits cosmétiques(port de gants, mesures en cas de contact accidentel avec les yeux). Ces précautions particulières peuvent être requises par la réglementation ou par nos évaluateurs de la sécurité.
      Nous réalisons régulièrement des études auprès des professionnels de la coiffure pour vérifier les bonnes conditions d’utilisation de nos produits capillaires (respect des précautions d’usage, port de gants, renouvellement d’air dans le salon ...).
      Le respect de ces mesures de précautions permet de garantir une utilisation en toute sécurité de nos produits contenant de l’ammoniaque par les consommateurs et les coiffeurs.

    • De quoi s’agit-il?
      L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) définit les perturbateurs endocriniens comme "des substances chimiques d'origine naturelle ou artificielle étrangères à l'organisme qui peuvent interférer avec le fonctionnement du système endocrinien et induire ainsi des effets délétères sur cet organisme ou sur ses descendants". Un perturbateur endocrinien est donc une substance - ou un mélange de substances - qui interagit avec le système hormonal et provoque par ce mécanisme des effets indésirables sur la santé. A l’inverse, les substances qui interagissent avec les systèmes endocriniens sans que cette interaction ne provoque d’effet néfaste sur la santé ne devraient donc pas être considérées comme des perturbateurs endocriniens. L’étude de la perturbation endocrinienne et de son impact sur la santé humaine fait l’objet d’une très grande mobilisation de la recherche scientifique puisque plus de 4000 articles scientifiques ont été publiés depuis 1990. Ce sujet reste aujourd’hui l’objet de nombreuses controverses. Certaines parties prenantes (ONG, medias ou associations de consommateurs) demandent avec insistance que les substances qui interagissent uniquement avec les systèmes endocriniens, sans impact avéré sur la santé humaine, fassent l’objet d’une interdiction réglementaire en application du principe de précaution. Aucune des substances incriminées ne répond pourtant à la définition de l’OMS.

      Y a-t-il des perturbateurs endocriniens dans nos produits ?
      Nos produits ne contiennent pas de perturbateurs endocriniens selon la définition officielle de l’OMS. De nombreuses substances utilisées dans différents secteurs industriels tels que la chimie, l’agrochimie, l’alimentaire, les produits de consommation sont pointées du doigt comme étant des perturbateurs endocriniens. Ces substances sont souvent accusées de provoquer des troubles du métabolisme, de la croissance, de la reproduction ou des cancers hormono-dépendants, en raison de leurs interactions avec les systèmes hormonaux. Certaines substances présentes dans les produits cosmétiques, telles que les phtalates, le triclosan ou les parabènes font ainsi l’objet d’attaques répétées sur la simple base d’une interaction avérée avec différents récepteurs hormonaux dans des modèles de cultures de cellules. Aucune étude scientifique fondée ne vient pourtant confirmer que ces interactions hormonales soient à l’origine d’effet néfaste sur la santé humaine.

      Comment assure-t-on la sécurité des ingrédients sur cette question ?
      Nous avons intégré la problématique des perturbateurs endocriniens au cœur de notre dynamique d’innovation (p5) au travers de notre politique d’anticipation. Les substances que nous utilisons dans nos produits disposent d’une évaluation de la sécurité permettant de montrer qu’elles n’ont pas les caractéristiques de perturbateurs endocriniens au sens de l’OMS. Sur la base de l’intensité et de la pertinence de signaux scientifiques et sociétaux faibles sur certains ingrédients nous pouvons toutefois prendre la décision de ne plus les utiliser dans nos produits, d’en limiter l’usage ou de les réserver à des catégories particulières de produits alors que les réglementations internationales en vigueur permettent de librement les utiliser. Nous avons parallèlement mis en place, pour la sélection de nos nouveaux ingrédients, une importante plateforme de tests prédictifs, n’utilisant pas l’animal de laboratoire, qui permet de déceler leur capacité à interagir avec certains récepteurs hormonaux que nous souhaitons éviter. Notre dynamique d’innovation intègre donc un principe fondamental d’anticipation dans lequel aucun risque scientifiquement non encore avéré, ou uniquement perçu par la société, n’est négligé dans l’évaluation de la sécurité. Ceci garantit à nos consommateurs une utilisation de nos produits en toute confiance.

    • Que sont les métaux lourds ?
      La dénomination de « Métaux Lourds » correspond à la notion d’élément-traces métalliques associés à une toxicité humaine ou environnementale. Bien qu’il n’existe aucune définition technique et scientifique ou une liste précise, des éléments-traces comme le plomb, l’arsenic, le cadmium, le mercure, le chrome, le nickel, le sélénium, l’antimoine, le baryum ou le cobalt sont considérés comme des métaux lourds. Ils sont présents dans la croûte terrestre. Certains sont présents dans l’eau, l’air et l’alimentation et font l’objet d’un suivi particulier. Certains élément-traces métalliques (sélénium, cuivre, chrome III) sont essentiels à de faibles concentrations au fonctionnement des organismes vivants incluant le corps humain. Une carence en certains éléments traces (oligo-éléments) peut ainsi entraîner de graves problèmes de santé.

      Pourquoi trouve-t-on des traces de métaux lourds dans les produits cosmétiques ?
      Les métaux lourds ne sont pas utilisés en tant qu’ingrédients des produits cosmétiques. Certains élément-traces métalliques sont interdits par les réglementations internationales en vigueur. La présence de quantités très faibles ou traces de métaux lourds est toutefois tolérée dans les produits cosmétiques dans la mesure où elles ne nuisent pas à la santé humaine. Ces traces proviennent souvent d’impuretés dans certaines matières premières synthétiques ou naturelles (colorants, pigments, nacres), du processus de fabrication du produit, du stockage ou de l’emballage. La présence de ces traces est considérée comme étant inévitable sur le plan technique. La présence de traces de plomb dans les rouges à lèvres est souvent l’objet d’une attention particulière.

      Que leur reproche-t-on ?
      Lorsqu’ils sont absorbés de façon continue par l’alimentation et l’eau ou par la respiration d’air fortement pollué, les métaux lourds peuvent progressivement se stocker dans le corps humain et entraîner des intoxications graves et différentes maladies chroniques. Ainsi l’absorption d’un excès de plomb est à l’origine du saturnisme alors que le cadmium peut provoquer des atteintes des reins et du foie. La forme VI du chrome est fortement cancérigène alors que la forme III est un oligo-élément essentiel.

      Comment maitrise-t-on ces métaux lourds dans nos produits cosmétiques ?
      Nous n’utilisons pas de métaux lourds en tant qu’ingrédients dans nos produits cosmétiques. Afin de maîtriser la présence de traces inévitables de métaux lourds dans certains de nos produits, un important programme de sélection et de caractérisation analytique de nos matières premières sensibles a été mis en place. Nous contrôlons également nos procédés de fabrication. Nous demandons aussi à nos fournisseurs de matières premières de respecter des standards très stricts sur les principaux métaux lourds susceptibles d’être présents. Nous respectons bien entendu les réglementations internationales en vigueur qui définissent les concentrations maximales de certains métaux lourds à ne pas dépasser dans les produits cosmétiques et nous appliquons toujours des limites plus basses que celles définies par la réglementation.

      A titre d’exemple, les traces de plomb qui peuvent subsister dans certains de nos rouges à lèvres sont extrêmement faibles et sans aucun danger pour la santé de nos consommateurs. Les traces de plomb liées à l’application d’un rouge à lèvres représentent une quantité 500 à 1000 fois plus faible que celles liées à la consommation quotidienne en eau potable.

    • Y a-t-il des risques pour la mère ou l’enfant ?
      Aucune étude scientifique n’a démontré de risque particulier pour la femme enceinte ou son enfant lié à l’utilisation de produits cosmétiques.

      Les réglementations cosmétiques internationales en vigueur ne définissent donc pas de mesures spécifiques, différentes de celles applicables à l’ensemble des consommateurs, pour réaliser l’évaluation de la sécurité des produits cosmétiques utilisables par la femme enceinte. Ces produits et leurs ingrédients font ainsi l’objet d’une évaluation de la sécurité très rigoureuse qui garantit un haut niveau de sécurité pour ces consommatrices et leur enfant.

      La transformation corporelle de la femme enceinte peut entraîner des modifications de la peau qui devient parfois plus réactive, plus sensible et sujette à l’apparition de vergetures. L’exposition au soleil peut également provoquer l’apparition de zones colorées sur la peau du visage faisant naitre un « masque de grossesse ». Il est donc particulièrement recommandé durant la grossesse de bien hydrater sa peau et de ne pas s’exposer au soleil et d’utiliser lorsque nécessaire un produit de protection solaire adapté.

      Pourquoi les produits L’Oréal sont-ils sûrs ?
      Nous ne transigeons jamais sur la qualité et la sécurité de nos produits pour l’ensemble de nos consommateurs. Nos produits et leurs ingrédients font l’objet d’une évaluation de la sécurité conduite selon les plus hauts standards internationaux avant leur commercialisation. L’évaluation de l’impact potentiel des ingrédients contenus dans les produits cosmétiques pour la reproduction fait partie intégrante de cette évaluation. Nous analysons également l’adéquation de la catégorie de produits par rapport aux consommateurs cibles. Dans des cas exceptionnels, nous pouvons déconseiller l’utilisation d’un produit chez la femme enceinte, en apposant une mention particulière sur le produit, lorsque notre analyse le nécessite (produits amincissants).

      Nous suivons très attentivement l’évolution des connaissances scientifiques et la position des autorités sanitaires lorsque des ingrédients particuliers font l’objet d’interrogations.

      A titre d’exemple, une consommation alimentaire excessive de vitamine A pendant la grossesse peut nuire au bon développement du fœtus. Certaines agences de santé (France et Allemagne) se sont donc légitimement interrogées sur la sécurité d’emploi des dérivés de la vitamine A (Rétinol, Palmitate de rétinyl, acétate de rétinyl) dans les produits de soin pour le visage chez la femme enceinte. Sur la base de l’ensemble des données compilées par l’industrie cosmétique, ces autorités sanitaires ont pu conclure que l’exposition à la vitamine A, consécutive à l’utilisation de produits cosmétiques contenant des dérivées de vitamine A à des concentrations usuelles, ne présentait pas de risque pour la femme enceinte.

      Nous commercialisons des produits cosmétiques qui peuvent être utilisés en toute sécurité par une femme enceinte sans danger particulier pour son bébé.

      Nous conseillons toujours à nos consommatrices ayant des questions particulières relatives à l’utilisation de nos produits durant leur grossesse, de consulter leur médecin ou leur gynécologue qui pourra les orienter.

    • Qu’est-ce que c’est ?
      Les allergènes sont des substances étrangères à l’organisme qui peuvent provoquer chez certains individus après plusieurs contacts, une réponse exagérée du système immunitaire, nommée « allergie ». Les allergènes sont naturellement présents dans notre environnement et dans notre alimentation. Par exemple, les pollens ou les acariens contenus dans la poussière peuvent être à l’origine d’asthme; les cacahuètes, les crevettes, les fraises sont bien connues pour provoquer des réactions allergiques potentiellement très graves… Enfin des ingrédients de synthèse peuvent également être allergisants ; c’est le cas de certains médicaments, colorants, parfums…

      On distingue plusieurs types d’allergies parmi lesquelles les plus connues sont l’allergie immédiate principalement d’origine alimentaire, qui peut s’avérer très sévère, et l’allergie retardée, de contact, qui se traduit par des symptômes cutanés (rougeurs, démangeaisons…) plus ou moins étendus.

      Cosmétiques : quels risques ?
      Les produits cosmétiques peuvent ponctuellement être à l’origine de réactions d’allergie essentiellement de contact ; ces réactions sont dues à la présence d’ingrédients tels que certains colorants capillaires, certains conservateurs, des substances de parfumerie (voir la fiche correspondante)... Ces réactions sont rares, en général localisées au site d’application des produits et totalement réversibles à l’arrêt d’utilisation du produit. Elles peuvent nécessiter une consultation chez un dermatologue et un traitement adapté.

      Pourquoi les produits de L’Oréal sont-ils sûrs ?
      Les ingrédients que nous utilisons dans nos produits ont tous fait l’objet d’une évaluation rigoureuse de leur potentiel allergénique. Lorsque nous évaluons la sécurité d’un produit cosmétique avant sa commercialisation, nous vérifions que les ingrédients constitutifs sont utilisés dans des conditions où ils ne génèreront pas d’allergie chez les consommateurs. Enfin, nous vérifions l’absence de réactions allergiques en soumettant nos produits à des études cliniques appropriées.

      Cette démarche rigoureuse concerne tous les produits que nous développons.

      Pour des produits très spécifiques, un risque d’allergie est connu et ne peut pas être totalement exclu dans l’état actuel des connaissances scientifiques et techniques ; dans ces cas rares, nous informons les consommateurs du risque encouru grâce à l’étiquetage sur chaque produit et nous proposons une méthode de détection de l’allergie en amont de l’utilisation du produit. C’est le cas des produits de coloration capillaire pour lesquels nous recommandons d’effectuer systématiquement un test d’allergie cutanée 48 heures avant la coloration. Nous avons d’ailleurs été pionnier dans la préconisation de ce test.

      D’une manière générale, nous recommandons aux consommateurs qui se savent allergiques de lire attentivement la liste des ingrédients qui figure sur l’étiquette de tous les produits cosmétiques afin d’éviter d’utiliser les produits qui contiennent le ou les ingrédients responsables.

    • Y a-t-il des risques pour les bébés ?
      Certains produits cosmétiques répondent de façon spécifique aux besoins relatifs à la toilette et au soin de la peau des bébés. Ces produits sont essentiellement des produits d’hygiène (shampoings et produits pour le bain), des lotions et des lingettes nettoyantes (pour la toilette du visage ou de certaines parties du corps en particulier lors du change), et des produits de soin de la peau (crèmes hydratantes pour le visage ou le corps).

      La peau du bébé non prématuré est une barrière cutanée très efficace dont la perméabilité n’est pas sensiblement différente de celle de l’adulte. Les réglementations cosmétiques internationales en vigueur ne définissent donc pas de mesures spécifiques, différentes de celles applicables à l’adulte, pour réaliser l’évaluation de la sécurité des produits cosmétiques destinés aux bébés. Des recommandations concernant l’évaluation des produits cosmétiques destinés aux enfants de moins de trois ans ont toutefois été émises par les autorités françaises en 2010.

      Ces produits cosmétiques font depuis de nombreuses années l’objet d’une attention particulière et d’une vigilance renforcée de la part de nombreuses autorités compétentes internationales.

      Pourquoi les produits de L’Oréal destinés aux bébés sont-ils sûrs ?
      Nous ne transigeons jamais sur la qualité et la sécurité de nos produits pour l’ensemble de nos consommateurs et les bébés font l’objet d’une attention toute particulière.

      Nous avons mis en place, il y a plus de 15 ans, une charte de formulation spécifique pour les produits destinés aux bébés. Elle encadre de façon très stricte la composition, le conditionnement et le programme spécifique d’évaluation de la sécurité des ingrédients et des produits destinés aux bébés. Cette charte qui concerne les produits destinés aux enfants de moins de 3 ans dépasse largement les exigences réglementaires internationales actuelles, applicables aux produits cosmétiques, et impose entre autres le respect de certains principes de formulation.

      - Les ingrédients couramment utilisés pour les produits destinés aux bébés sont toujours privilégiés, et certains ingrédients sont interdits,
      - Les conservateurs, lorsqu’ils sont absolument indispensables pour assurer la protection microbiologique des produits, sont sélectionnés sur la base de leur haute tolérance au sein d’une liste très restreinte,
      - Pour les produits destinés au siège, qui demeurent confinés au contact de la peau sur une période prolongée, les précautions de sécurité sont encore renforcées et le choix et la concentration des ingrédients utilisables sont très limités.

      L’application de cette charte interne qui intègre un programme très complet d’évaluation de la sécurité, comprenant plusieurs étapes chez l’adulte puis l’enfant de moins de 3 ans garantit un très haut niveau de sécurité pour ces jeunes consommateurs dans les conditions normales d’utilisation.

    • La durée d’utilisation des produits cosmétiques s’articule autour de deux éléments complémentaires. La date de durabilité minimale d’un produit cosmétique où expiry date, et la durée maximale d’utilisation du produit après ouverture ou Période Après Ouverture (PAO).

      Date de durabilité minimale (date de péremption)
      Elle désigne la date limite jusqu’à laquelle le produit cosmétique, conservé dans des conditions appropriées, remplit sa fonction. Au-delà de cette date son utilisation n’est plus garantie. Cette date est précédée de la mention « à utiliser de préférence avant » et suivie soit de la date elle-même soit de l’indication de l’endroit de l’étiquetage où elle figure. La date se compose du mois suivi de l’année (par exemple 06/2014) ou bien du jour suivi du mois puis de l’année (par exemple 01/06/2014). La réglementation Européenne n’exige pas la présence de cette date lorsque la durabilité minimale est supérieure à 30 mois. C’est la raison pour laquelle cette date ne figure pas sur un grand nombre des étiquettes de nos produits cosmétiques. Lorsque la durabilité minimale de nos produits cosmétiques est inférieure à 30 mois, cette date est apposée sur l’étiquette de nos produits dans le strict respect de la réglementation.

      La durée maximale d’utilisation après ouverture (Période Après Ouverture - PAO)
      Elle désigne la durée maximale pendant laquelle le produit cosmétique peut être utilisé par le consommateur après ouverture du produit. Durant cette période le produit cosmétique reste conforme aux exigences générales de sécurité et ne subit aucune détérioration dans des conditions normales d'utilisation. Cette PAO est représentée par un symbole explicite représentant un pot de crème ouvert suivi de la durée d’utilisation exprimée en mois.

      Le symbole ci-contre correspond à une PAO de 12 mois.

      L’apposition de cette durée et donc de ce symbole sur l’étiquette du produit est obligatoire uniquement lorsque la date de péremption est supérieure à 30 mois. Elle n’est par contre pas obligatoire pour certaines catégories dont la composition est telle qu'elle ne présente aucun risque de détérioration qui serait de nature à affecter la sécurité du produit (parfum, aérosol, sprays, ..) ou pour les produits à usage unique.

      La PAO varie bien entendu en fonction des catégories de produits cosmétiques, de leur composition, de leur texture et de la nature de leur conditionnement qui favorise ou non le contact avec l’air. Le conditionnement d’un produit cosmétique en tube permet d’allonger la PAO par rapport à un pot. La PAO est en général de 6 mois pour les mascaras et eyeliners, de 12 mois pour les crèmes hydratantes, produits de protection solaire et rouges à lèvres, et de 24 mois pour les vernis à ongles, parfums, fards à paupière et poudres).

      Nous recommandons de ne pas utiliser un produit cosmétique au-delà de sa date de péremption ou lorsque sa période après ouverture est écoulée.