Découvrez le reportage France 24 du Professeur Maria Teresa Ruiz
Fondation

En partenariat avec France 24, La Fondation L’Oréal et l’UNESCO ont produit une série de reportages appelés « Women In Science ».

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Aujourd’hui, seulement 28% des chercheurs sont des femmes et seulement 3% des Prix Nobel scientifiques leur ont été attribués. C’est pourquoi, depuis 19 ans, la Fondation L’Oréal, aux côtés de l’UNESCO, s’engage pour les femmes et la science.

Le prix international L’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science célèbre et valorise chaque année cinq chercheuses éminentes issues chacune d’un des cinq continents et dont les travaux rayonnent au niveau international. Le programme soutient également chaque année plus de 250 jeunes femmes scientifiques qui feront la science de demain en les accompagnant à un moment charnière de leur carrière, lors de leur thèse ou post-doctorat. Ce sont plus de 2700 jeunes femmes scientifiques issues de 115 pays qui ont ainsi été soutenues par la Fondation L’Oréal.

Parce que la promotion des femmes de science passe par une sensibilisation du Grand Public, la Fondation L’Oréal s’est associée à France 24 pour réaliser une série exclusive de documentaires intitulée « Chercheuses d’avenir ». Huit épisodes de 12 minutes qui mettent en lumière les lauréates du Prix L’Oréal-UNESCO. Les épisodes sont diffusés chaque dimanche sur les chaînes française, anglaise et arabe.

Pour le premier épisode, France 24 nous emmène à la rencontre du professeur Maria Teresa Ruiz, Lauréate 2017 du programme L’Oréal-UNESCO For Women In Science, pour ses contributions à l’étude d’objets célestes de faible luminosité dissimulés dans la pénombre de l’univers.

Notre système solaire comprend 8 planètes, mais près de 2000 exoplanètes ont été recensées (planètes en dehors de notre système solaire). Ces exoplanètes apportent des éléments de réponse aux scientifiques sur un grand nombre de questions, comme celle de la vie dans l’univers. Cependant, les exoplanètes sont difficiles à étudier. En effet, gravitant autour de leur étoile, elles sont généralement masquées par sa lumière. En 1997, le professeur Maria Teresa Ruiz a découvert un corps céleste inhabituel, jusqu’à présent théorisé, mais jamais observé : la première naine brune errante.

Plus grosses que les planètes géantes mais moins lumineuses que les étoiles, les naines brunes sont considérées soit comme de très grosses planètes, soit comme des étoiles avortées. Assez similaires aux exoplanètes, elles sont plus faciles à observer. Ainsi, en étudiant les naines brunes, les astrophysiciens peuvent appréhender un peu mieux les caractéristiques des exoplanètes, leur évolution dans le temps ainsi que les conditions nécessaires à l’existence de vie ailleurs que sur la Terre. En d’autres termes, les naines brunes sont d’excellents laboratoires d’étude des exoplanètes.

L’actuelle directrice du département d’Astronomie de l’Université du Chili, à Santiago, baptisa sa découverte Kelu 1, le mot Kelu signifiant « rouge » dans le langage des Indiens Mapuche du Chili. Kelu 1 est dite « errante » parce qu’elle vagabonde dans l’espace sans aucun lien avec un système stellaire.