Découvrez le reportage France 24 du Professeur Nicola A. Spaldin
Fondation

En partenariat avec France 24, La Fondation L’Oréal met en lumière des lauréates qui ont été récompensées par le Prix International L’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science au travers de reportages, diffusés chaque dimanche à 11h15.

NEWS > 05/17 > FWIS Ep 2

Aujourd’hui, seulement 28% des chercheurs sont des femmes et seulement 3% des Prix Nobel scientifiques leur ont été attribués. C’est pourquoi, depuis 19 ans, la Fondation L’Oréal, aux côtés de l’UNESCO, s’engage pour les femmes et la science.

Le prix international L’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science célèbre et valorise chaque année cinq chercheuses éminentes issues chacune d’un des cinq continents et dont les travaux rayonnent au niveau international. Le programme soutient également chaque année plus de 250 jeunes femmes scientifiques qui feront la science de demain en les accompagnant à un moment charnière de leur carrière, lors de leur thèse ou post-doctorat. Ce sont plus de 2700 jeunes femmes scientifiques issues de 115 pays qui ont ainsi été soutenues par la Fondation L’Oréal.

Parce que la promotion des femmes de science passe par une sensibilisation du Grand Public, la Fondation L’Oréal s’est associée à France 24 pour réaliser une série exclusive de documentaires intitulée « Chercheuses d’avenir ». Huit épisodes de 12 minutes qui mettent en lumière les lauréates du Prix L’Oréal-UNESCO. Les épisodes sont diffusés chaque dimanche sur les chaînes française, anglaise et arabe.

Pour ce deuxième épisode France 24 vous emmène à la rencontre du professeur Nicola A. Spaldin, Lauréate 2017 du programme L’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science, qui conçoit et modélise de nouveaux matériaux électromagnétiques pour des appareils électroniques plus petits et plus puissants :

« Nous sommes aujourd’hui entourés d’appareils électroniques qui nous facilitent la vie au quotidien : téléphones portables, GPS, ordinateurs… Ces appareils contiennent tous deux types de composants, qui stockent ou délivrent des informations dans les circuits électroniques. Un matériau « deux-en-un », capable à la fois de stocker et de traiter l’information, permettrait de réduire significativement la taille des appareils électroniques et ainsi de développer une nouvelle génération de technologies, plus légères, plus petites et moins énergivores.»

Le défi du Professeur Nicola A. Spaldin est de créer et modéliser ce nouveau matériau appelé matériau multiferroïque, à la fois ferromagnétique et ferroélectrique. Très rares à l’état naturel, les matériaux multiferroïques doivent être développés en laboratoire. Nicola A. Spaldin conçoit leur structure physique et chimique par ordinateur à partir de simulations numériques. Elle utilise ensuite les résultats de ces simulations numériques pour fabriquer en laboratoire ces nouveaux matériaux, avec son équipe et des collaborateurs externes. Depuis 2010, elle est directrice du département Théorie des matériaux à l’Ecole Polytechnique fédérale de Zürich, en Suisse. Ses travaux posent les bases théoriques qui ont permis de comprendre et développer les matériaux multiferroïques. Leur singularité est de présenter simultanément des propriétés magnétiques et électriques. Pierre Curie a été le premier à formuler l’hypothèse de la ferroélectricité à la fin des années 1800. Il a cependant fallu attendre cent ans avant que les travaux de Nicola A. Spaldin montrent qu’il est possible de combiner la ferroélectricité avec le magnétisme.