Les boursières 2014 en France

Retrouvez les présentations complètes du Palmarès <em>L’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science</em> 2014 en France. L’excellence scientifique, l’originalité de leurs travaux de recherche et leur capacité à transmettre leur passion pour la science sont les qualités qui définissent ces jeunes femmes d’exception.

Lauréates bourses françaises pour les femmes et la science 2014
Lauréates bourses françaises pour les femmes et la science 2014

Les Boursières du programme français L’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science 2014 ont été choisies sur dossier par un Jury prestigieux, présidé par le Professeur Philippe Taquet, Président de l’Académie des Sciences. On y retrouve Monsieur Jean Audouze, Président de la Commission française pour l’UNESCO ; les membres de l’Académie des Sciences : Monsieur Etienne-Emile Baulieu, Monsieur Gérard Berry, Monsieur Gilles Boeuf, Monsieur Daniel Ricquier ; ainsi que Madame Magali Knipper, issue de L’Oréal Recherche & Innovation.

  • Doctorante en Endocrinologie

    Santé des femmes : caractérisation du premier modèle murin d’inactivation des effets membranaires du récepteur alpha des œstrogènes

    Marie Adlanmerini travaille sur une des substances physiologiques essentielles : les œstrogènes. Ses travaux visent à comprendre et modéliser le fonctionnement des récepteurs aux œstrogènes pour élaborer des stratégies de contraception, de traitement de la ménopause ainsi que certains cancers mais aussi pour décoder le mode d’action des perturbateurs endocriniens. Ses recherches ont permis, pour la première fois, de mettre en évidence le rôle majeur de récepteurs présents à la membrane des cellules alors qu’on le croyait uniquement dans le noyau. Ses résultats permettent d’envisager l’utilisation de ce mécanisme d’action des œstrogènes dans le traitement de certaines pathologies. Cette jeune chercheuse est de celles qui ouvrent les voies, les explorent et, avec un enthousiasme communicatif, transforment les espoirs en projets.

  • Doctorante en Physique des matières molles

    Que savons-nous des bulles ? Stabilité des films liquides et des bulles de savon

    De quoi dépend l’épaisseur d’un film de savon ? Quels sont les moyens d’influencer sa stabilité ? Autant de questions fondamentales qui ont de nombreuses répercussions pour des applications de la vie courante (alimentation, détergence, cosmétique, etc.) mais aussi à l’échelle industrielle, notamment pour la récupération du pétrole. A l’aide d’une approche pluridisciplinaire, Lorène Champougny cherche à comprendre le lien entre la vie d’un film de savon et les propriétés physico-chimiques des molécules qui le stabilisent. Réussir à l’expliquer permettrait de contrôler la structure des mousses solidifiées, matériaux omniprésents dont les applications vont de l’isolation des chocs et de la chaleur à la culture de tissus biologiques.

  • Doctorante en Physico-chimie théorique

    Les enzymes, des championnes pleines de mystère : étude de l’influence des propriétés du solvant sur la catalyse enzymatique

    Elise Duboué-Dijon est déjà doté d’un Palmarès impressionnant dans sa discipline, la chimie. «Elle s’impose avec évidence comme la meilleure chimiste de sa génération », selon, Ludovic Jullien, directeur du Laboratoire Pasteur. Son thème de recherche sur la catalyse enzymatique et la dynamique de l’eau est porteur de très prometteuses retombées thérapeutiques. Les chimistes rêvent d’exploiter ces enzymes afin d’accélérer la synthèse de nouvelles molécules. L’industrie pharmaceutique a ainsi préparé avec succès certains médicaments, mais les enzymes sont souvent peu efficaces en dehors de leur milieu aqueux naturel et le rôle du milieu sur l’activité et la spécificité des enzymes reste encore mystérieux. Elise combine alors modèle théoriques et simulations numériques pour élucider ces questions et guider les expérimentateurs dans le choix du meilleur solvant. Optimiser ces réactions enzymatiques ouvrira la voie à de nouvelles synthèses plus efficaces et économes.

  • Doctorante en Physique fondamentale, cosmologie

    De la terre à la genèse de l’univers : cosmologie de précision avec les grandes structures de l’Univers

    Hélène Dupuy a choisi de se spécialiser en cosmologie. Cette branche de l’astrophysique a pour objet l’étude de l’univers dans son ensemble (structure, avenir, etc.). Un pari intellectuel ambitieux et ancré dans un programme très concret puisqu’il est lié à la mission spatiale EUCLID, qui devrait débuter en 2020 par le lancement d’un télescope qui explorera l’univers pendant 6 ans. Son parcours est admirable et un exemple fabuleux de réussite que permet le système éducatif français. A cela s’ajoute sa passion de la transmission auprès du grand public. « Cet esprit caractérise les grands chercheurs, qui se souviennent de ce dont ils ont hérité de leurs aînés et savent redonner en toute simplicité aux plus jeunes, souligne Jean Philippe Uzan, Directeur de Recherche au CNRS, Institut d'Astrophysique de Paris et directeur adjoint de l'Institut Henri Poincaré. »

  • Doctorante en Génie civil

    Les noces de l’art et de la science : diagnostic sismique du patrimoine culturel baroque des hautes vallées de Savoie

    Le travail de Claire Limoge-Schraen procède d’une vision prospective issue d’une culture générale de haut niveau. Elle utilise en effet le levier pluridisciplinaire de ses recherches dans un domaine d’intérêt public en souhaitant rapprocher enseignement scientifique et enseignement architectural. Son objectif, la mise en place d’une méthodologie d’analyse statistique de la vulnérabilité du patrimoine bâti ancien afin d’en déduire des solutions de confortement préventif (l’étude concerne en premier lieu des pays tels que l’Italie, le Portugal, la Grèce ou encore la France). Son travail nécessite des compétences multiples allant de l’histoire à l’architecture, en passant par les mathématiques appliquées. Le travail de Claire est donc extrêmement original et de première importance. Dans un domaine encore peu féminisé, elle ouvre des perspectives inédites.

  • Doctorante en Bio géochimie des sols

    Des sols pour la vie : stabilisation des matières organiques dans les sols - caractérisation chimique et contrôle minéralogique

    Afin de contribuer à la compréhension du changement climatique, Suzanne Lutfalla a placé l’étude du cycle du carbone au cœur de son projet de thèse, en portant son choix sur l’étude du sol. A l’interface du monde minéral et du vivant et donc à la croisée des sciences de la terre et science de la vie, la connaissance des sols est au cœur d’enjeux majeurs : sécurité alimentaire, ressource en eau, maintien de la biodiversité et atténuation des changements climatiques. D’infimes variations des stocks de carbone peuvent avoir d’énormes conséquences sur le climat. D’une curiosité intellectuelle qui la conduit à s’intéresser à des disciplines étrangères à sa spécialité, Suzanne combine donc une activité de recherche orientée sur la compréhension des processus et une activité d’expertise scientifique et technique.

  • Doctorante en Neurosciences

    Défier la maladie de Parkinson : les mécanismes moléculaires des dyskinésies induites par la L-DOPA dans la maladie de Parkinson

    En raison du vieillissement de la population, la maladie de Parkinson se développe considérablement. Comprendre et traiter cette maladie est une véritable priorité de santé publique. Louise-Laure Mariani, jeune mère de famille, praticienne attachée au service de neurologie de l’hôpital Saint Antoine et future chef de clinique à l’hôpital de La Pitié Salpétrière, consacre ses recherches de doctorante aux mécanismes moléculaires des troubles induit par la L-DOPA, médicament de référence. Son objectif est donc de permettre un traitement adapté avec une meilleure qualité de vie pour les patients : un véritable défi que Louise-Laure Mariani s’est lancé en choisissant une approche difficile et jamais utilisée auparavant. Cette nouvelle approche a déjà permis à Louise-Laure d’obtenir des résultats particulièrement prometteurs…

  • Doctorante en Paléontologie

    A la recherche d’unions oubliées : les symbioses du passé, l’exemple des épibioses de crustacés fossiles

    Ninon Robin, s’est engagée avec succès dans la recherche de pistes des origines de la vie sur notre planète. En déchiffrant certains fossiles d’invertébrés, lève le voile sur des symbioses du passé. « Une manière d’étudier les relations inter espèces dans le passé, explique Ninon Robin, est de se focaliser sur des animaux ou végétaux fossilisés. Les associations d’espèces ont une histoire qui remonte à l’apparition de la vie sur Terre. Lorsqu’elles sont détectées et interprétées grâce aux fossiles, elles peuvent révéler de considérables aspects des écosystèmes passés ». « Cette étude très novatrice a un apport important à la connaissance de la vie sur notre planète dans les temps anciens », souligne Sylvie Crasquin, Directrice de Recherche au CNRS. Lorsqu’on sait que cette jeune chercheuse, outre la paléontologie, s’intéresse autant à la danse classique qu’au catch américain, on comprend mieux son penchant pour les associations audacieuses.

  • Doctorante en Mathématiques appliquées à la physique

    Déchiffrer les mouvements : équations aux dérivées partielles issues de la théorie cinétique des gaz

    Isabelle Tristani a une passion : déchiffrer, comprendre et expliquer. La thèse de cette normalienne porte sur l’étude de problèmes issus de la théorie cinétique des gaz. Son objet est de « modéliser un gaz et, de manière plus générale, tout système formé d’un grand nombre de particules ». Il s’agit d’une description statistique dont le but est d’analyser le comportement typique d’une particule. Pour un profane, ce sujet est impénétrable ; mais il suffit qu’Isabelle Tristani, agrégée de mathématiques, traduise cet intitulé pour que l’on tende l’oreille. Selon le Pr. Stéphane Mischler (CEREMADE), « Isabelle est une jeune mathématicienne remarquablement douée qui a su en un temps très bref obtenir des résultats d’un très haut niveau ». Il s’agit également d’équations d’une grande importance dans les domaines appliqués : fusion nucléaire, téléviseurs, aérodynamique en haute altitude, phénomène d’explosion de silos ou avalanches…

  • Doctorante en Physique de la matière condensée

    Identifier les défauts d’équilibre créés par l’irradiation : calcul de structure électronique de temps de vie, de positons et d’élargissements Doppler dans les combustibles nucléaires

    Julia Wiktor, d’origine polonaise, a décidé de poursuivre son cursus d’excellence en France. Ses travaux « ultra sensibles » sont déjà couronnés de succès remarquables. L’objectif de ses travaux est d’améliorer la sécurité et l’efficacité des centrales nucléaires. Sur ces questions, les matériaux et leur évolution lors de l’irradiation en réacteur sont des éléments primordiaux. Son travail de thèse consiste à modéliser des matériaux nucléaires contenant des défauts et à interpréter les résultats expérimentaux pour identifier les défauts présents. En France, 75% de l’électricité est d’origine nucléaire ; on mesure donc l’importance de ces recherches. Lauréate de plusieurs prix en Pologne et en France, Julia est déjà reconnue par ses pairs et rappel sans nul doute une certaine Maria Skodowska, brillante physicienne polonaise, plus connue sous le nom de Marie Curie.

  • Post-Doctorante en Biologie du développement

    Développer de nouveaux traitements : caractérisation de populations enrichies en cellules souches hématopoïétiques au cours du développement embryonnaire et fœtal humain

    La recherche sur les cellules souches hématopoïétiques (CSH) d’origine embryonnaire est un domaine éthique délicat sous haute tension. De plus, la manipulation des embryons humains impose une responsabilité et une pression supplémentaire. Sandra Sanfilippo a la persévérance éclairée suffisante dans ses travaux sur les cellules souches humaines ; d’ailleurs, elle fournit un travail remarquable, aux retombées capitales. « Mon projet, précise le Dr Sandra Sanfilippo, vise à compléter nos connaissances en étudiant une population enrichie en CSH, présentes dans le foie au cours du développement embryonnaire et fœtal humain. La mise en évidence de molécules spécifiques de l'amplification de cette population devrait conduire, à terme, vers une amélioration des systèmes d’expansion ex vivo des CSH à des fins thérapeutiques » (par exemple, le traitement des leucémies).

  • Post-Doctorante en Chimie de la matière condensée, nanomatériaux

    Domestiquer le gaz carbonique : Valorisation de CO2 sur des matériaux hybrides organiques-inorganiques bio-inspirés

    La Science est décisive pour comprendre les phénomènes du changement climatique et pour en trouver des solutions adaptées. Sophie Carenco, ingénieure et docteur en physique et chimie de la matière condensée en témoigne : ses recherches sur de nouveaux nanomatériaux pour la valorisation du redouté gaz carbonique (CO2) l’attestent. Elle travaille ni plus ni moins à transformer le CO2 en matière première inépuisable et bon marché. Son travail prend le contrepied des idées reçues sur ce fameux gaz. Son projet vise donc, grâce à des « surfaces intelligentes », à transformer le CO2 en molécules de plus grande valeur, par analogie avec les enzymes biologiques qui produisent du glucose à partir de CO2. Un travail ambitieux et difficile visant des applications à forts enjeux sociétaux, tels que la valorisation de matières premières alternatives et le développement de processus chimiques à faibles coûts énergétiques et environnementaux. De temps à autre, Sophie s’autorise par ailleurs à délaisser ses missions pour rejoindre l’Orchestre symphonique des Etudiants de Paris...

  • Post-Doctorante en Ethologie, neurosciences cognitives

    La science fait son miel : décryptage des mécanismes cérébraux de la cognition dans le mini-cerveau de l'abeille

    Le Dr. Aurore Avarguès-Weber est spécialiste dans l’étude des mécanismes à l’origine des comportements des insectes sociaux, en particulier des abeilles. Ses travaux démontrent leur capacité à accéder à des niveaux cognitifs comparables à celui des mammifères. Le cerveau des abeilles, pas plus gros qu’une tête d’épingle, défi donc celui des primates. Selon Aurore, cette étude ouvre des perspectives fascinantes pour déchiffrer le fonctionnement de notre cerveau, mais aussi pour développer des robots miniatures performants. Un résultat qu’elle adore transmettre. Au-delà de ses qualités scientifiques, le Dr. Aurore Avarguès-Weber s’est engagée pour la diffusion des sciences à travers de nombreux articles de vulgarisation ainsi que de communications scientifiques de très hauts niveaux. « J’aime beaucoup cet aspect d’échange dans notre métier, cela éveille toujours beaucoup de curiosité ». Une passion dévorante.

  • Post-Doctorante en Neuropsychologie pédiatrique

    A cœur ouvert : les conséquences des cardiopathies congénitales et de la prématurité sur le neuro-développement - mécanismes neurologiques, plasticité cérébrale et récupération neurocognitive

    Les enfants porteurs des pathologies cardiaques sévères et/ou nés grands prématurés sont exposés à des risques neurologiques très tôt dans la vie. Les recherches du Dr. Johanna Calderon visent à comprendre la nature et les mécanismes des séquelles neurocognitives chez ces enfants, en lien avec différents facteurs de risque précoces comme les opérations à cœur-ouvert ou la présence de lésions cérébrales néonatales. Ses études, réalisées en collaboration avec la Harvard Medical School sont consacrées à élucider des moyens d’intervention cognitive rééducative qui offriraient des possibilités de récupération ou de compensation des difficultés pour ces enfants et futurs adultes…Un travail « d’une importance considérable » comme le souligne le Pr. Damien Bonnet. Docteur en Sciences de la Vie et de la Santé, major de sa promotion et détentrice de plusieurs prix, le Dr. Calderon cultive une aspiration humaniste : optimiser l’avenir social et professionnel des enfants.

  • Post-Doctorante en Mathématiques

    Accorder les instruments mathématiques : Topos de Grothendieck comme « ponts unificateurs » des Mathématiques

    Aujourd’hui, les mathématiques et la musique inspirent son travail et cohabitent harmonieusement dans sa vie. Docteur en mathématiques, chercheuse à l’Institut des Hautes Etudes Scientifiques (IHES) mais aussi titulaire d’un « Diploma di pianoforte », Olivia Caramello ajoute au Prix AILA 2010 pour la meilleure thèse de doctorat en logique mathématique celui du 1er Prix de la « Edith Leigh Piano Competition » du Trinity College de Cambridge. Cette double passion peut justement expliquer son projet de recherche consacré aux « ponts unificateurs » des mathématiques. Sa recherche consiste à développer des méthodes et techniques pour découvrir des liens entre différentes parties des maths (algèbre, géométrie, etc.) de façon à pouvoir transférer des connaissances entre différentes théories et à aborder des problèmes d’un secteur donné en utilisant une multiplicité de points de vue et de techniques provenant d’autres domaines : Dr. Olivia Caramello est la femme-orchestre des mathématiques.

  • Post-Doctorante en Biologie (neuro-développement, cancérologie)

    Déraciner le cancer : étude de l’implication de signalisations développementales dans la biologie du neuroblastome

    Normalienne, Docteur en biologie moléculaire intégrative et cellulaire, le Dr. Céline Delloye-Bourgeois s’attaque à un redoutable problème de pédiatrie : le neuroblastome, un cancer de l’enfant contre lequel les traitements actuels sont peu efficaces. Pour y faire face, le Dr. Delloye-Bourgeois a mis au point de nouveaux modèles pour étudier le neuroblastome, qui prennent en compte la particularité de ce cancer : son origine embryonnaire. Elle fait aussi partie de d’une équipe de recherche qui exploite ces techniques innovantes pour identifier de nouvelles cibles et stratégies thérapeutiques, en collaboration avec les pédiatres-oncologues du Centre Léon Bérard à Lyon. La gravité de cette maladie et l’extrême engagement dans ses travaux ont renforcé sa volonté de s’impliquer auprès des patients. Son initiative « La Science sans blues », destinée aux enfants malades autour de divers thèmes scientifiques en est la preuve. Un jour peut-être, ces patients auront à leur tour l’envie de se consacrer à la recherche médicale.

  • Post-Doctorante en Biologie

    Un pansement pour les AVC : les microparticules, nouveaux outils pour le traitement des accidents vasculaires cérébraux hémorragiques

    Chaque année, en France, les AVC tuent 30000 personnes. A l’heure actuelle, il n’existe aucune thérapeutique pour cette pathologie. Sara Martinez De Lizarrondo, docteur en biologie cellulaire et moléculaire, oppose une parade inédite à ce grave problème de santé publique. Les travaux de cette jeune chercheuse espagnole visent à utiliser des microparticules, dites MPs, comme pansement. Son projet est de produire de grandes quantités de ces microparticules afin de les injecter à des patients qui présentent un saignement dans le cerveau. Une fois placées, elles vont se diriger naturellement vers les vaisseaux qui saignent et entrainer la formation d’un caillot qui stoppera le saignement. Outre la rigueur, concevoir cette technique demande d’ l’imagination, et le Dr. Sara Martinez De Lizarrondo en est pourvue. A la fois complexe et naturelle, l’entreprise de cette biologie frôle la science-fiction, à ceci-près que nous sommes tous susceptibles de participer au film un jour ; film dont elle est incontestablement l’héroïne.

  • Post-Doctorante en Physique médicale

    Un rayonnement pacifique : étude des effets physiques et biochimiques dans de nouvelles approches en radiothérapie

    Pluridisciplinaire et international, le travail du Dr. Immaculada Martinez-Rovira consiste à élaborer de nouveaux traitements des tumeurs réfractaires à la radiothérapie conventionnelle pour traiter certains cancers. Les recherches de cette scientifique espagnole concernent également les tumeurs situées à proximité d’organes sensibles, ou encore de certaines tumeurs pédiatriques. Post-doctorante au Laboratoire d’imagerie et modélisation en neurobiologie et cancérologie, Immaculada, docteur en physique, expérimente des radiothérapies par mini-faisceaux (MBRT), une technique consistant à fractionner les rayons X afin de retarder la croissance des tumeurs agressives tout en préservant les tissus sains. Ses recherches visent donc à mettre au point une approche à la fois physique, biologique et chimique permettant d’apprécier les effets impliqués dans ces techniques innovantes et prometteuses. Le Dr. Immaculada Martinez-Rovira a par ailleurs fédérer une collaboration internationale, une façon efficace et humaniste de briser d’autres résistances.

  • Post-Doctorante en physique fondamentale

    Productrice d’énergie vitale : étude de l’interaction ion-matière

    « Mesurer les mécanismes de pertes d’énergie d’ions énergétiques se propageant dans la matière dense ». Un défi qui n’a pas effrayé le Dr. Sophia Chen. En 2013, cette physicienne américaine a réussi à mettre au point une technique de sélection spectrale d’ions permettant de mesurer spécifiquement leur ralentissement, notamment dans des plasmas. Un « tour de force expérimental ! », s’enthousiasme Julien Fuchs, directeur de recherche au Laboratoire d’Utilisation des Lasers Intenses de l’Ecole Polytechnique (LULI). « Chercher à se réaliser », tel était l’objectif de Sophia depuis ses débuts. Cela s’est traduit par un parcours semé d’intersections entre physique fondamentale et appliquée, puis une rencontre avec des chercheurs français qui lui a ouvert de nouveaux horizons. A présent chercheuse au LULI de l’Ecole polytechnique, le Dr. Sophia Chen est heureuse « d’avoir contribué, même modestement, à un enjeu majeur : la possible production d’une source d’énergie propre pour le devenir de l’humanité ».

  • Post-Doctorante en Biologie marine (écosystèmes profonds)

    Une amitié abyssale : découverte de nouveaux groupes de peptides ou de protéines dans les nématodes hydrothermales ayant une activité cytotoxique microbienne

    Des eaux chaudes de l’Adriatique aux abysses de l’Atlantique, le Dr. Daniela Zeppilli visite le monde du silence pour découvrir ses étonnants locataires. Elle étudie les nématodes (petits vers de moins d’un millimètre qui vivent dans les sédiments marins), population sous-marine microscopique, aux formes et aux adaptations étonnantes, capable de supporter des conditions extrêmes. « Ces nématodes ont énormément à nous apprendre et à nous apporter, et faire connaitre cette vie qu’on ne perçoit pas est une de mes missions principales », explique le Dr. Daniela Zeppilli. Elle explore en particulier les interactions entre les nématodes et les microbes en essayant de comprendre l’histoire de cette amitié abyssale. L’objectif ? Découvrir de nouveaux groupes de peptides ou de protéines susceptibles de générer un réseau de signaux de communication potentiellement utiles dans les réponses immunitaires. Ces travaux représentent une possibilité de découvrir une nouvelle génération de médicaments pour le traitement d’infections bactériennes…