Les "Indies" - une jeunesse avide de consommation

À la rencontre des nouveaux consommateurs
À la rencontre des nouveaux consommateurs

Étant donné que la moitié de la population indienne a moins de 25 ans, les jeunes vont être plus nombreux à entrer sur le marché du travail, et donc à gagner, épargner et dépenser plus. Dès lors, contrairement aux jeunes de bien d’autres pays, les jeunes Indiens ont assurément un rôle moteur.

D’après les estimations, les “Indies” sont 8 millions. Il s’agit d’hommes et de femmes de 20 à 25 ans, indépendants sur le plan financier, qui sont sensibles aux marques et adorent dépenser. Contrairement à leurs parents, ces jeunes sont fortement exposés aux médias occidentaux et à Internet et sont ouverts à certaines « valeurs » étrangères.

La jeune consommatrice type appartenant à la classe moyenne supérieure regarde généralement au-delà de l’aspect utilitaire d’un produit, pour rechercher des éléments abstraits comme le chic d’une marque et le mode de vie associé au produit. Dans le droit-fil de cette tendance, ces jeunes femmes dépensent davantage en produits de beauté.
Au demeurant, les jeunes gens sont eux aussi très attachés à leur allure. Leur souci de bien présenter et de se sentir bien dynamise véritablement le secteur de la beauté.

Ces nouveaux consommateurs, qui font grand cas de l’innovation, de la qualité, des performances et de la créativité, n’ont pas l’intention de revenir en arrière : ils apprécient l’efficacité et les propriétés des cosmétiques modernes. Voilà pourquoi, parallèlement à sa stratégie initiale axée sur des produits plus abordables, L’Oréal privilégie davantage ses produits haut de gamme.

Sources : RNCOS

Le saviez-vous ?

 

1/ Malgré les rumeurs de ralentissement de l’économie indienne, les acheteurs des petites villes commencent à dépenser sans compter.

Protégés par des subventions de l’État, de bonnes moussons, des prix élevés du foncier agricole et un faible recours au crédit, les revenus ruraux ont affiché une progression de 12% l’an dernier et, selon des courtiers de Kotak Institutional Equities, depuis 2008, ils progressent plus vite que les revenus urbains.

2/ En Inde, la classe moyenne est définie par un système de 12 catégories socio-professionnelles (CSP) de A1 à E3 (chaque lettre a trois niveaux).

Ce système a été obtenu en croisant l’éducation avec le nombre d’objets durables possédés par les ménages (téléviseur couleur, réfrigérateur, machine à laver…) et la possession de terres agricoles.
Pour donner une idée du niveau de revenu correspondant, les classes moyennes commencent à A2 pour la plus élevée et se terminent à B2.

En termes de revenu par ménage :
- un revenu mensuel de 30 000 à 40 000 roupies correspond à la CSP B1/B2 (environ 461 à 615 euros)
- un revenu mensuel de 40 000 to 50 000 roupies correspond à la CSP A2/A3 (environ 615 à 769 euros)

3/ « Le cycle classique de consommation démarre toujours par les produits cosmétiques, puis les montres, les articles de maroquinerie, la joaillerie, avant la mode ou les vacances.»

Jean-Marc Bellaïche, directeur associé senior de Boston Consulting Group.

La Chine, pays du bonheur des géants du luxe pour encore au moins cinq ans
Le Monde
17 Mai 2012