La révolution de la distribution

Une rue animée de Bangalore

Brigade Road à Bangalore, en Inde. © Getty Images

Une rue animée de Bangalore

Brigade Road à Bangalore, en Inde. © Getty Images

Au cours des dix dernières années, le secteur indien de la distribution a connu une forte croissance assortie d’une mutation sensible vers des formules de distribution modernes et organisées.
Selon les prévisions, le marché indien de la distribution devrait progresser de 7 % dans les dix années à venir, pour atteindre un volume de 850 milliards de dollars d’ici à 2020.

La distribution traditionnelle devrait progresser de 5 % pour atteindre 650 milliards de dollars (soit environ 76 % du marché), tandis que la distribution organisée devrait progresser de 25 % pour atteindre 200 milliards de dollars d’ici à 2020.

La vente en ligne est une autre formule qui présente un fort potentiel de croissance dans un proche avenir. Selon un rapport d’expert, le secteur indien de la distribution en ligne atteindra probablement les 7 milliards de roupies (1,26 milliard de dollars) d’ici à 2015, contre 2 milliards de roupies (359,97 millions de dollars) actuellement.

Répartis sur 6 385 960 villages1 et présentant de fortes perspectives de croissance, une moindre concurrence et des rendements et une rentabilité plus élevés, les marchés de niveau intermédiaire ou ruraux constituent eux aussi une proposition intéressante.
D’après l’indice Global Retail Development Index (GRDI) 2012 de AT Kearney, il n’y a donc rien d’étonnant à ce que l’Inde soit devenue la cinquième destination la plus favorable pour la distribution internationale, devançant les Emirats Arabes Unis, la Russie, l’Indonésie et l’Arabie Saoudite.

1 Source : recensement de 2001
Source internationale : India Brand Equity Foundation Retail Report, juin 2012

Le saviez-vous ?

 

1/ Selon un rapport d’étude publié par The Pew Charitable Trusts, l’Inde est toujours une destination de choix pour les investissements privés dans les énergies propres.

L’Inde a vu la belle progression de son secteur des énergies propres se poursuivre en 2011, avec une augmentation des investissements privés de 54 % à 10,2 milliards de dollars, ce qui la place au sixième rang des pays du G-20 et au deuxième rang de ces pays en termes de taux de croissance.

2/ En abritant la moitié du « back office » planétaire, l’Inde est le leader mondial du secteur de l’externalisation des processus métier (EPM).

Selon un rapport de Tholons Research, le chiffre d’affaires de 59 milliards de dollars que l’Inde a réalisé en 2011 avec l’externalisation représente une part de 51 % du marché planétaire offshore.

L’emploi direct total du secteur indien de l’informatique et de l’externalisation s’est élevé (en 2011) à 1,98 million de personnes et l’emploi indirect à 7,5 millions de personnes.

3/ D’après le rapport Connected World Series studyde Boston Consulting Group, l’économie indienne en ligne devrait atteindre les 10,8 trillions de roupies (203,77 milliards de dollars) d’ici à 2016.

Avec un taux de croissance de 23 %, les ventes sur Internet placent l’Inde au deuxième rang des pays du G-20 devant nombre d’autres pays en voie de développement.

Le rapport The $4.2 trillion Opportunity: The Internet Economy in G-20 note également que si Internet était un secteur, il occuperait la huitième place dans l’économie indienne.