De l'artisanat d'art à l'industrie d'excellence

Le parfum nacre par Armani Privé : Une édition d'exception fabriquée en 1000 flacons numérotés. © L'Oréal

Le parfum nacre par Armani Privé : Une édition d'exception fabriquée en 1000 flacons numérotés. © L'Oréal

La classe moyenne mondiale ne cesse de croître et, avec elle, la consommation des biens haut de gamme. Ce phénomène ouvre de nouvelles perspectives de développement, à condition d’adapter son outil industriel à cette nouvelle donne mondiale. L’enjeu : satisfaire des aspirations multiples pour les produits de luxe partout dans le monde avec la même exigence de qualité. Une démarche visant l’excellence de la phase de conception jusqu’au point de vente, dans un contexte de montée en gamme favorisée par l’émergence d’une clientèle en demande de produits d’ultra-Luxe.

Pour accompagner cette demande croissante de produits de luxe partout dans le monde et satisfaire les aspirations pour des produits uniques et d’exception, le Groupe L’Oréal conjugue artisanat d’art et industrie d’excellence. Le défis est de parvenir à allier image et qualité ; soucis du détail et production en grande série. Le parfum "La vie est belle" de Lancôme illustre cette maîtrise : produit à 2,6 millions d’exemplaires lors de son lancement, son emballage nécessite à lui seul 5 étapes de « process décor ».

L’Oréal doit également satisfaire les attentes d’une clientèle d’exception, en quête de produits toujours plus uniques et plus précieux. Ce segment se caractérise par des séries très limitées et peut être associée à de l’artisanat d’art ; en témoigne « La femme Cristal » d’Armani, produit à 100 pièces uniques gravées et numérotées. Chaque flacon, vendu à 5000 euros, est réalisé par la cristallerie Royale de Saint Louis qui montre ici sa virtuosité : une goutte de cristal soufflée à la bouche contenant le Parfum, insérée dans un écrin de cristal taillé à la main sur 10 faces par les Meilleurs Ouvriers de France.

Le saviez-vous ?

 

1/ Un quart des achats de luxe dans le monde en 2012 sont imputables aux Chinois, selon une étude réalisée en octobre 2012 par Bain & Company, pour la Fondation Altagamma. Ces consommateurs de luxe chinois, relativement jeunes, sont friands de cosmétiques.

2/ Selon le cabinet Bain & Company, le marché du luxe pourrait atteindre 230 milliards d’ici 2014. Entre 1995 et 2011, ce marché est passé de 77 milliards d'euros à 191 milliards.

3/ Plus de 40% des achats de luxe sont faits lors de voyages touristiques. Le Travel Retail est d’ailleurs l’un des principaux moteurs de la croissance de la division Luxe de L’Oréal.