La question identitaire à travers la coiffure

En Afrique subsaharienne, le choix du style de coiffure, garder ses cheveux naturels ou au contraire se faire natter ou porter un tissage ou des extensions, est codifié socialement. Les cheveux naturels sont considérés comme démodés par la majorité de la jeune génération. De plus pour certaines consommatrices, le cheveu naturel est associé à l’enfant ou encore à la femme rurale et non à la femme moderne ouverte aux dernières tendances. Le fait d’arborer des extensions coûteuses valorise socialement la femme qui a eu les moyens de se les offrir et certaines vont jusqu’à s’endetter pour se distinguer socialement.

La grande majorité des femmes recherche la conformité avec des codes de beauté établis. Pour autant de nouveaux mouvements, tel que le mouvement « NHAPPY » nés aux États-Unis, incitent à prendre soin de soi d’une autre manière, notamment en retournant aux sources de la beauté africaine, de s’assumer en tant que femme noire ou métissée, d’être fière de ses cheveux crépus et de promouvoir la beauté au naturel. Ce mouvement est relayé par les médias (internet, clips musicaux, TV, etc.) et suivi par les africaines expatriées, des femmes au statut social relativement élevé. Mais la majorité des consommatrices restent peu sensibles à ce mouvement.