L’Oréal – UNESCO : les hommes s’engagent pour les femmes et la science
Engagements

À l’occasion du 20ème anniversaire du programme Pour les Femmes et la Science, la Fondation L’Oréal et l’UNESCO lui donnent une nouvelle impulsion avec l’initiative Les hommes s’engagent pour les femmes en science. À l’heure où seulement moins de 30% des chercheurs dans le monde sont des femmes¹, les hommes du corps scientifique ont un rôle clé pour changer le système de l’intérieur.

  • FWI Male Champions Etienne Klein

  • FWIS ceremony 22 march

Une charte fondée sur des engagements concrets
Dans la lignée de l’initiative 
HeForShe de l’ONU, le programme lancé par la Fondation L’Oréal et l’UNESCO en mars 2018 a pour ambition de créer une coalition d’alliés masculins afin d’accélérer le changement et favoriser l’égalité des chances pour les femmes dans la science.
Un projet qui « vise à faire davantage de place aux femmes à différents niveaux comme l’accès aux bourses, le recrutement ou encore la récompense de l’excellence » explique Jean-Paul Agon, PDG du Groupe L’Oréal.

Pour cela, l’institution onusienne et la Fondation ont mis en place 
une charte d’engagements. Chaque volontaire s’engage ainsi à encourager la collaboration entre hommes et femmes dans la science. Comment ? Les engagements agissent sur plusieurs dimensions : l’accès aux bourses, l’évolution des pratiques de recrutement et d’évaluation de la performance, la représentation des femmes dans les publications et les droits d’auteurs, ainsi que le mentorat. Des engagements concrets qui luttent contre les stéréotypes de genre et préjugés inconscients, et dont les avancées pourront être évaluées notamment via un suivi statistique. 
Pour aller plus loin et prendre du recul, la Fondation L’Oréal et l’UNESCO publieront tous les ans un rapport indiquant les progrès que l’équilibre des genres a apporté à la science. 

Une vingtaine de leaders scientifiques masculins déjà engagés
À ce jour, plus d’une vingtaine d’hommes de science se sont engagés Pour les Femmes et la Science. Parmi eux, des figures reconnues du monde scientifique comme le professeur Alain Fuchs, Président de l’Université Paris Science et Lettres, ou le professeur Serge Abiteboul, Directeur de Recherche INRIA à l’ENS. Cédric Villani, mathématicien médaillé Fields et député LREM a lui aussi rejoint le mouvement. Il défend une approche proactive des hommes pour aider les femmes à occuper la place qui leur revient dans la science. « Il ne faut pas se contenter de créer les conditions favorables en espérant que cela marchera tout seul, défend-il. Il faut davantage accompagner et encourager les femmes. Il faut aussi les inciter à publier régulièrement sans toujours attendre d’avoir complètement finalisé leurs recherches. » Au niveau international, des scientifiques comme Mark Ferguson, Directeur Général de la Science Foundation Ireland, ou Tom Welton, Doyen de la faculté des sciences naturelles au sein de l’Imperial College ont eux aussi joint leurs efforts au programme.
De son côté, Etienne Klein, Directeur de recherche au Commissariat à l’énergie atomique (CEA) a salué une telle initiative. « Je la soutiens évidemment, elle est empirique et incontestable », estime-t-il avant de rappeler que dès l’Antiquité, Platon imaginait une République où « rien n’exclue que les femmes puissent accéder aux plus hautes fonctions. »
Au-delà de la question de parité, Alexandra Palt, Directrice Générale de la Fondation L’Oréal, en charge également de la RSE du Groupe, souligne : « Le monde a besoin de la science, et la science a besoin de femmes. Il ne s’agit pas seulement d’égalité des sexes, mais d’assurer la meilleure recherche possible. » 

¹Source : Rapport de l’UNESCO sur la science vers 2030 (2015)